Georges CHADAL

 

Georges Chadal dans Hans le Joueur de flûte (Hans) à New York [photo Stablo Stulio]

 

 

François Jules Georges CACATTE dit Georges CHADAL

 

baryton français

(39 rue de l’Arbalète, Paris 5e, 11 octobre 1873* – Bois-Colombes, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 04 mars 1938*)

 

Fils de Pierre CACATTE (Magnac-Bourg, Haute-Vienne, 02 août 1846* – Paris 6e, 28 février 1898*), employé de commerce [fils naturel d’Anne CACATTE (Magnac-Bourg, 01 février 1824 – ap. 1898), couturière, qui a épousé à Limoges, Haute-Vienne, le 04 septembre 1866* François Jules CHADAL (Coussac-Bonneval, Haute-Loire, 31 janvier 1814 –), mouleur en porcelaine], et de Marie Amélie MURAT (Eymoutiers, Haute-Vienne, 12 septembre 1850* – ap. 1900), lingère, mariés à Paris 11e le 07 janvier 1873*.

Epouse à Paris 9e le 12 juillet 1900* Jeanne Mathilde STEHLÉ (Paris 18e, 09 décembre 1874* – 12 rue Charles-Chefson, Bois-Colombes, 06 novembre 1952*), institutrice.

Parents de Marcelle Léonie Pauline CACATTE dite Marcelle CHADAL (Paris 6e, 21 avril 1901* – Paris 16e, 26 juin 2003), pianiste.

 

 

Ce baryton d'opéra-comique et d'opérette fut élève de Charles Lepers. En avril 1901, il était employé de commerce à Paris. Cette année-là, il débuta au Théâtre Royal de Liège dans le Maître de chapelle, y chanta durant deux saisons tout le répertoire et y chanta les premières de la Basoche, Louise, Zaza, Messaline, la Bohème (de Puccini), Sapho (de Massenet), etc. Il chanta à Nancy les premières de Grisélidis et d'Hansel et Gretel ; puis joua au Théâtre Royal de Gand (1905), à Bruxelles, où il interpréta plus spécialement l'opérette au Théâtre des Galeries-Saint-Hubert et où il chanta la première des Dragons de l'Impératrice. Il passa deux saisons à Nice, à l'Olympia. Au Grand-Théâtre de Bordeaux, il a chanté en mai 1908 la Mascotte (Pippo) ; la Fille du Tambour-major (Robert) ; Rip (Rip). On le retrouve aux Folies-Dramatiques, créant le 15 septembre 1908 Mam’zelle Trompette (Martignol) de Hirlemann, qu'il chanta une centaine de fois, et 15 janvier 1909 Madame Malbrough (Malbrough) d’Aimé Lachaume. Il quitta la France pour l'Amérique et chanta au Nouvel Opéra (opéra français), dans une grande tournée aux Etats-Unis, tout le répertoire français. M. Hammerstein l'engagea alors pour interpréter en anglais le rôle de Hans le joueur de flûte et il fut de ce fait le premier artiste chantant en anglais une œuvre française. Il en donna cent-vingt-cinq représentations à New York et Philadelphie. Sous la même direction, il chanta (en français) au London Opera House, Chilon de Quo Vadis ?, lors de l'inauguration de ce théâtre, les Contes d'Hoffmann, Boniface du Jongleur de Notre-Dame, etc. Il était, la saison dernière, à l'Alhambra d'Alger (inauguration) et créa dans cet établissement, affecté à l'opérette : Susie, le Soldat de chocolat, The Quaker girl, Cartouche, etc. Pour la saison d'hiver 1913-1914, il est engagé au Grand-Théâtre de Genève. (D’après Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914).

Au Théâtre de la Gaîté, il a créé le 01 juillet 1914 le Prince Bonheur (le prince Alicante) d’Henri Derouville. Professeur de chant, il fut nommé officier de l’Instruction publique le 14 mars 1931.

En 1900, il habitait 63 rue Monsieur-le-Prince à Paris 6e ; en 1901, 72 rue de Rennes à Paris 6e. En 1914, il habitait 12 rue Charles-Chefson à Bois-Colombes, où il est décédé en 1938 à soixante-quatre ans.

 

 

 

 

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