Marius CORPAIT

Marius Corpait dans Werther (Werther) en 1914 [photo Dufayel]
Marius GAUCHON, reconnu CROPAIT, dit Marius [puis Mario] CORPAIT
baryton puis ténor français
(6 rue du Commerce, Lyon 1er, Rhône, 10 décembre 1877* – Puteaux, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 25 novembre 1958*)
Fils de Sébastien CROPAIT dit Sébastien CORPAIT (Villefranche-sur-Saône, Rhône, 13 octobre 1851* – Paris 16e, 23 septembre 1914*), baryton, qui l'a reconnu à Lyon 1er le 17 mars 1886 [fils de Jean-Louis CROPAIT et de Josèphe Delphine BLANCHETON], et de Clémence GAUCHON (Lyon 2e, 23 décembre 1854* – mars 1928), ouvrière bouillonneuse, mariés à Lyon 1er le 25 mars 1886*.
Epouse à Paris 9e le 06 décembre 1902* Rachel BARBEZANT (Paris 19e, 24 octobre 1883* – Puteaux, 03 octobre 1964) ; parents de Jacqueline CROPAIT dite Jacqueline CORPAIT (Colombes, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 07 septembre 1903* – Versailles, Yvelines, 14 mars 1987), qui a obtenu en solfège au Conservatoire de Paris une 3e médaille en 1917 et une 1re médaille en 1918.
Elève au Conservatoire de Paris de Warot (chant), Isnardon (opéra-comique) et Melchissédec (opéra), il a obtenu en 1904 un 2e accessit de chant et un 1er accessit d'opéra, et en 1905, une 3e médaille de solfège, un 1er accessit de chant et un premier prix d'opéra. Il commença sa carrière comme baryton, puis, devenu ténor, il fut engagé à l'Opéra en janvier 1908. Il chanta ensuite en province, aux Concerts Colonne, à la Gaîté-Lyrique. Le 11 avril 1894, il avait créé Taï-Tsoung d'Emile Guimet à Marseille. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 24 mars 1923 en qualité de sous-lieutenant au 7e escadron du train des équipages militaires.
En 1902, il habitait 32 rue Laffitte à Paris 9e ; en 1903, 11ter rue Humblot à Colombes (Hauts-de-Seine) ; en 1914, 48 rue Fortuny à Paris 17e. Il est décédé en 1958 à quatre-vingts ans, en son domicile, 59 quai National à Puteaux.


Bottin mondain de 1942
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Sa carrière à l'Opéra-Comique
Il a débuté le 05 mars 1906 dans Mireille (Ourrias).
Il a participé à la première le 12 avril 1906 de la version scénique de Marie-Magdeleine (Pierre) de Jules Massenet.
Il a chanté la Cabrera (Juan), Madame Butterfly (Commissaire impérial), Manon (Brétigny). |
Sa carrière à l'Opéra de Paris
Il a débuté le 13 mars 1908 dans Hippolyte et Aricie (un Parque).
Il a chanté en 1909 Samson et Dalila (Samson). |

Marius Corpait en 1905
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[Sébastien Corpait, père de Marius Corpait, au Grand Théâtre de Lyon] Faust, l'opéra préféré des lyonnais, a été une longue ovation pour Berardi, pour Lamarche, qui faisait sa rentrée, et pour Mlle Jacob, ainsi qu'un succès de bon aloi pour le baryton Corpait (Valentin) qui a obtenu un rappel après le troisième acte. (l'Impérial, 12 octobre 1884)
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Querelle d'artiste. – Une querelle a éclaté avant-hier, à la suite de la représentation de l'Opéra, entre le baryton Noté et le ténor Corpait. Ces deux artistes sortaient ensemble par l'escalier qui donne sur la rue Gluck, lorsqu'après un échange de paroles aigres-douces, ils se jetèrent l'un sur l'autre et échangèrent des coups. M. Corpait a reçu un violent coup de canne au front. Ils ont été séparés par les témoins de la scène et conduits auprès de M. Broussan, directeur de l'Opéra, qui s'est efforcé de les apaiser. (l'Humanité, 11 avril 1908)
Après deux brillantes saisons, à Bordeaux et à Lyon, M. Marius Corpait, l'excellent ténor de l'Opéra, vient de signer un engagement, avec la Gaîté, pour la saison 1911-1912, au cours de laquelle il chantera, notamment, Hérodiade, Paillasse et Ivan le Terrible. (le Monde artiste, 29 juillet 1911)
Vaudeville (le Théâtre-Lyrique). – Remplaçant au pied levé M. Dardani, grippé, le ténor Corpait a accepté de chanter, avant-hier soir, partition en main, le rôle de Faust, dans Mefistofele. L'excellent artiste s'est tiré tout à son honneur de cette tâche délicate, aux côtés des merveilleux protagonistes de la distribution : M. Vanni-Marcoux, Mlles Edith Mason et Brohly. (l'Homme libre, 08 janvier 1920)
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M. Mario Corpait, de l'Opéra, est né à Lyon ; fils du baryton Corpait, il fit ses études au Conservatoire de Paris et en sortit, en 1905, lauréat de solfège et de chant, premier prix d'opéra. Il débuta, la même année, comme baryton à l'Opéra-Comique dans Mireille. Sur l'avis du maître Luigini, il travailla les ténors et fut engagé comme tel à l'Opéra, où il débuta, en 1908, dans Samson et Dalila. Désireux de parcourir rapidement son répertoire, il signa un engagement pour Bordeaux, où il interpréta Raoul des Huguenots, l'Africaine, Faust, etc., et créa Monna Vanna, Quo Vadis ?, la Habanera ; il passa ensuite à Lyon, où il chanta un tout autre répertoire : Samson et Dalila, Carmen, Werther, etc. ; création : Demetrios de l'Aphrodite de C. Erlanger. De retour à Paris, M. Corpait fit la reprise d'Hérodiade à la Gaîté-Lyrique. Sur ces entrefaites, le professeur Juliani étant venu à mourir, il prit la suite de son école, dans son atelier, rue Fortuny, 48, où il met à profit ses connaissances du chant et de la scène pour former de nombreux élèves. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
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Marius Corpait
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Discographie
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"Le ciel luisait d'étoiles" extrait de l'acte III de la Tosca de Puccini [version française de Paul Ferrier] Marius Corpait (Mario Cavaradossi) et Orchestre Odéon 97213, mat. XP 4535, enr. à Paris fin 1909
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"Pauvre Paillasse" extrait de l'acte I de Paillasse de Leoncavallo [version française] Marius Corpait (Canio) et Orchestre Odéon 97201, mat. XP 4540, enr. à Paris fin 1909
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"Plus blanche que la blanche hermine" extrait de l'acte I des Huguenots de Meyerbeer Marius Corpait (Raoul de Nangis) et Orchestre Odéon 97660, mat. XP 5060, enr. à Paris en 1910
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Air "Ne pouvant réprimer" extrait de l'acte IV d'Hérodiade de Massenet Marius Corpait (Jean) et Orchestre Odéon 97650, mat. XP 5061, enr. à Paris en 1910
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"Pourquoi cette parole amère" extrait de l'acte III de Werther de Massenet Marius Corpait (Werther), Germaine Bailac (Charlotte) et Orchestre Odéon X 97446, enr. en 1909/1910
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"N'achevez pas !" extrait de l'acte III de Werther de Massenet Marius Corpait (Werther), Germaine Bailac (Charlotte) et Orchestre Odéon X 97465, enr. en 1909/1910
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