Simone D'ARNAUD

 

Simone D'Arnaud, dessin de M. Simoni, 1914

 

 

Marie Jeanne Eugénie CASSÉ dite Simone D'ARNAUD

 

soprano français

(8 rue des Balances, Toulouse, Haute-Garonne, 15 août 1865* – Toulouse, 02 août 1949)

 

Fille naturelle de Marie CASSÉ (Muret, Haute-Garonne, 24 septembre 1843* – ap. 1904) [fille de Xavier CASSÉ (Saubens, Haute-Garonne, 14 février 1807 – Muret, 09 août 1883*), maçon].

Epouse à Pouillon, Landes, le 04 mai 1887* Jacques Théodore Dominique dit Jacques-Jules LABATUT (Toulouse, 30 juillet 1851* – Biarritz, Basses-Pyrénées [auj. Pyrénées-Atlantiques], 29 avril 1935), sculpteur.

Parents d’Henri Marc Raymond Léopold LABATUT (Paris 6e, 05 mai 1888* – Issy-les-Moulineaux, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 14 janvier 1954), comptable, et de Renée Jeanne Germaine LABATUT (Paris 6e, 03 mars 1891* – Pau, Basses-Pyrénées [auj. Pyrénées-Atlantiques], 24 octobre 1925), harpiste, 1er prix de harpe chromatique au Conservatoire de Paris en 1907, professeur au Conservatoire de Toulouse.

 

 

Mme Simone D’Arnaud, soprano dramatique, née à Toulouse, entra au Conservatoire de sa ville natale, d'où elle sortit dès la première année premier prix de chant, premier prix d'opéra, premier prix d'opéra-comique et de déclamation lyrique. Elle vint parfaire ses éludes à Paris où elle épousa le sculpteur Labatut (prix de Rome).

Ses débuts eurent lieu à Bordeaux, dans Marguerite de Faust. Elle chanta successivement Roméo et Juliette, Mireille, Manon, Rigoletto, la Traviata, puis parcourut les grandes villes de France : Nice, Toulouse, Lyon, Marseille. A Rouen, elle créa la Reine Fiammette.

Elle fut engagée deux années en Hollande, à l'Opéra de La Haye, deux autres années à Alger, où elle chanta Louise, Thaïs, Sapho, etc.

Mme Simone D'Arnaud a fait des conférences à Bruxelles et en France sur la chanson au XVIIIe siècle.

Elle fit une importante tournée en Allemagne et en Belgique, chantant des œuvres classiques dans les concerts du virtuose Sarasate.

Entre temps, s'est fait entendre dans de nombreux salons parisiens, interprétant ses chansons du XVIIIe siècle.

Mme Simone D'Arnaud doit créer prochainement, dans une grande ville de France, un conservatoire mondain.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

En 1888, elle habitait 140 boulevard Raspail à Paris 6e ; en 1914, 35 avenue Victor-Hugo à Paris 16e ; en 1925, villa Sapho, avenue de la Ville-d’Hiver à Biarritz, où elle donnait des leçons de chant et de déclamation lyrique ; en 1927, villa Les Roses, avenue Victoria à Biarritz. Elle est décédée en 1949 à quatre-vingt-trois ans.

 

 

 

 

Mme Simone d'Arnaud a donné, hier soir, en son hôtel de l'avenue Victor-Hugo, la première de ses cinq séances artistiques qui sont si recherchées.

Après une conférence de Mme Judith Gautier, on a entendu notamment Mariage en Poste, opéra-comique inédit, paroles de Galoppe d'Onquaire, musique de Weckerlin. Ce charmant acte a été interprété à ravir par Mmes Simone d'Arnaud, Marcelle Dartoy et M. Paul Pecquery.

Mmes d'Arnaud et Dartoy ont ensuite chanté et dansé, en costumes de l'époque, des mélodies et duos style Louis XV, qui ont été couverts d'applaudissements.

Les autres auditions auront lieu les derniers vendredis de janvier, mars, avril et le 24 mai prochain.

(Gazette des Tribunaux, 30 décembre 1900)

 

 

 

 

 

    

 

Amour, dis-moi

romance de Martini

Simone D'Arnaud accompagnée par sa fille Renée Labatut à la harpe Lyon

Phono 60.01, enr. v. 1907 [coll. Vieilles Galettes]

 

 

 

 

 

 

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