Charlotte DANGERVILLE

Charlotte Dangerville en 1914 [photo Varischi-Artico, Milan]
Charlotte Élisabeth PORCABEUF dite Charlotte DANGERVILLE
soprano français
(12 rue Beautreillis, Paris 4e, 02 avril 1876* – Issy-les-Moulineaux, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 29 avril 1966)
Fille de Paul Auguste PORCABEUF (Angerville, Seine-et-Oise [auj. Essonne], 01 mai 1849* – 1908/1921), peintre décorateur [fils de Denis Eugène PORCABEUF (Pithiviers, Loiret, 03 mai 1821* – Paris 10e, 21 mai 1895*), employé de commerce], et de Léonie MATTE (Pontoise, Seine-et-Oise [auj. Val-d’Oise], 11 août 1849 – Paris 5e, 10 février 1921*), modiste, mariés à Paris 1er le 12 avril 1873*.
Epouse à Paris 1er le 12 mai 1900* Eugène Désiré ADELINE dit ADELINE DANGERVILLE (71 rue de Grenelle, Paris 7e, 05 octobre 1866* – 8 rue Fustel-de-Coulanges, Paris 5e, 26 janvier 1942*), ténor et professeur de chant [fils de Louis Théodore ADELINE (Littry [auj. Le Molay-Littry], Calvados, 19 novembre 1826* – av. 1900), négociant, et de Marie Mathilde Eugénie PLAT (Paris ancien 12e, 04 mars 1831* – ap. 1900), mariés à Paris 15e le 11 juin 1863*].
Élève au Conservatoire de Paris d’Aimée Tarpet pour le piano, d’Adrien Barthe pour l'harmonie, de Charles Lenepveu pour la composition, elle se destinait au professorat. Chanteuse légère, elle débuta à Grenoble, puis à Avignon (1902). En 1903 et 1904, elle chantait au Capitole de Toulouse. En 1905, au Théâtre royal de Liège. En 1906, au Théâtre municipal de Lille. En 1907, elle au Théâtre municipal de Montpellier. Elle se fit applaudir à Rouen, à Oran, à Nice, au Palais d'Hiver de Pau et au Grand Théâtre de Bordeaux. Partie en tournée en Italie, elle chanta le répertoire d'opéra-comique à Milan, Livourne, Bergame, etc. Elle créa dans diverses villes la Bohème (Mimi), Louise (Louise), Madame Butterfly (Cio Cio San). Elle a chanté à Bordeaux (saison 1911-1912) et à Marseille (saison 1912-1913). Elle a chanté la Juive (Eudoxie) au Théâtre municipal de Nancy le 19 novembre 1921 et à Reims en 1924. Elle a été également affichée sous les noms de « Carlotta Dangerville » et « Adeline Dangerville ».
En 1914, elle habitait 22 rue de Monttessuy à Paris 7e ; en 1921, 88 boulevard de Port-Royal à Paris 5e. Elle est décédée en 1966 à quatre-vingt-dix ans.
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Notre première chanteuse légère, Mme Charlotte Dangerville est une parisienne... et une parisienne de Montmartre ! elle se destinait au professorat et, dans cette intention, fit toutes ses études musicales au Conservatoire. Elève de Mme Tarpet pour le piano, de M. Barthe pour l'harmonie et de Ch. Lenepveu pour la composition, elle a fait ses études vocales et scéniques sous la direction de M. Adeline Dangerville, son mari. Ses débuts à Grenoble et à Avignon furent la consécration de ses travaux. Pendant deux années de suite, elle fait la joie des abonnés du Capitole de Toulouse, pourtant si difficiles ; elle chante ensuite à Rouen, à Liège, à Nice, crée un peu partout Mimi de la Vie de Bohème et Louise dans le chef-d’œuvre de Gustave Charpentier. L'idée lui vient d'aller en Italie ; elle apprend à fond la langue de Dante et la voici bientôt recueillant palmes et lauriers à Milan, Livourne, Bergame, etc… Mme Dangerville nous paraît destinée à faire les délices des habitués de nos théâtres palois. (l’Indépendant des Basses-Pyrénées, 03 décembre 1910)
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