Alice DAUMAS

 

Alice Daumas en 1914 [photo Fémina]

 

 

Alice Marianne DAUMAS dite Alice DAUMAS

 

soprano français

(10 rue de Bagnolet, Paris 20e, 22 avril 1883* – Paris 9e, 27 janvier 1926*)

 

Fille d’Henry Mathieu Édouard DAUMAS (Marsillargues, Hérault, 29 mai 1844* – Montpellier, Hérault, 19 septembre 1916*), docteur en médecine [fils de Mathieu Édouard DAUMAS (Marsillargues, 10 octobre 1806 – Marsillargues, 14 avril 1882), docteur en médecine], et de Marie Gabrielle CLECH (Quimper, Finistère, 08 octobre 1853 – Saint-Mandé, Seine [auj. Val-de-Marne], 30 décembre 1932), mariés à Paris 11e le 23 décembre 1880*.

Sœur de Louise Gabrielle Eugénie DAUMAS (Marsillargues, 21 avril 1881* – 3 rue Saint-Senoch, Paris 17e, 18 décembre 1945*), artiste lyrique [épouse à Paris 20e le 23 avril 1908* Abel Ernest Marie Jacques ALBÈS (Pouzolles, Hérault, 03 mai 1876* – ap. 1945), docteur en médecine].

Epouse à Paris 8e le 06 mai 1921* Marcel SÉGAL (Beauvais, Oise, 29 septembre 1887* – Chapareillan, Isère, 01 juin 1950), chirurgien-dentiste.

 

 

Au Conservatoire de Paris, elle obtint en solfège une 3e médaille en 1909 ; en chant (élève d’Amédée Hettich), un 2e accessit en 1908 et premier prix en 1909 ; en opéra  (élève de Léon Melchissédec), un second prix d’opéra en 1909. Elle débuta au Palais Garnier en 1910, et à la Salle Favart en 1919.

En 1914, elle habitait 68 avenue de la République à Paris 11e ; en 1921, 8 rue de Laborde à Paris 8e. Elle est décédée en 1926 à quarante-deux ans d’une congestion pulmonaire, en son domicile, 76 rue Saint-Lazare à Paris 9e.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

 

Elle y débuta le 11 mars 1910 dans Lohengrin (Ortrude).

 

Elle y chanta le Crépuscule des dieux (deuxième Norne, 11 novembre 1910 ; 1re Tétralogie à l’Opéra, 15 juin 1911) ; la Walkyrie (Sieglinde, 01 février 1911 ; 1re Tétralogie à l’Opéra, 11 juin 1911) ; Roméo et Juliette (Stéfano, 1911) ; les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Magdelaine, 17 février 1911) ; Tannhäuser (Elisabeth, 28 août 1911) ; Aïda (Aïda, 16 septembre 1912 ; Amnéris, 1917) ; Armide (la Haine, 17 février 1913) ; Tristan et Isolde (Brangaene, 04 octobre 1913) ; le Cid (Chimène, 1916) ; Hamlet (la Reine Gertrude, 1917) ; la Favorite (Léonore, 1917) ; Roma (la Grande Vestale, 27 décembre 1917) ; Castor et Pollux (Télaïre, 1919) ; Patrie ! (Dolorès, 08 septembre 1919) ; la Damnation de Faust (Marguerite, 1919).

 

Elle y créa le 30 octobre 1912 les Bacchantes (Lamia) d’Alfred Bruneau.

 

Elle y participa à la première le 04 janvier 1914 de Parsifal (une Fille-fleur) de Richard Wagner [version française d’Alfred Ernst].

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 14 avril 1919 dans Carmen (Carmen).

 

Elle y chanta Werther (Charlotte) ; le Roi d’Ys (Margared, 04 août 1921).

 

 

 

Alice Daumas en 1913 [photo Fémina]

 

 

Classe Melchissédec. Elève sérieuse et consciencieuse. Sa belle voix lui permet d'aborder des rôles dramatiques pour lesquels sa vocation scénique ne la dispose peut-être pas assez puissamment. Armide ou Salammbô ? Telle fut la question que l'on discuta assez vivement à son sujet.

Classe Hettich. Une belle voix d'une grande étendue. Elle obtint l'an dernier un 2e accessit de chant.

(les Concours au Conservatoire, Comœdia illustré, 01 juillet 1909)

 

 

Mlle Alice Daumas, falcon, née à Paris ; obtint en 1909 un premier prix de chant et un premier prix d'opéra. Elle débuta en mars 1910 à l'Opéra, dans Lohengrin ; n'a pas quitté ce théâtre depuis cette époque, interprétant surtout le répertoire wagnérien. Mlle Alice Daumas a chanté également Aïda, Armide ; créa les Bacchantes, de Bruneau (Lamia). A fait de nombreux concerts classiques et représentations en France et à l'étranger : Strasbourg, Ostende, Nantes, Saint-Sébastien, Lille, etc. Elle chanta des mélodies de Faure, de Debussy, d'Indy, de Büsser et d'autres œuvres modernes, dans les grands concerts, et des classiques, chez Colonne, Lamoureux, Hasselmans, etc.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

Alice Daumas en 1909 [photo Manuel]

 

 

 

 

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