Léa DE PERRE

Léa De Perre dans Thaïs (Thaïs) en 1914 [photo Reutlinger]
Léa Jeanne Ernestine DE PERRE dite Léa DE PERRE
soprano belge
(46 rue Lefrancq, Schaerbeek, Belgique, 17 janvier 1875* –)
Fille de Frédéric Séverin Léon DE PERRE (Bruges, Belgique, 24 mai 1846 – av. 1927), géomètre, et d’Ernestine Claire Eugénie GUEBEN (Bruxelles, Belgique, 10 juillet 1852* – ap. 1927), mariés à Schaerbeek le 01 juin 1872*.
Sœur d’Edgard Frédéric Raoul DE PERRE (Schaerbeek, 12 juin 1871* – Paris 18e, 29 janvier 1944*), artiste lyrique (1896), chauffeur (1926) [épouse 1. à Lille, Nord, le 05 septembre 1896* Lucie Marie POCHET (Lille, 12 février 1868* –), artiste lyrique ; 2. (divorce le 15 mai 1926) Henriette Renée GRAVE ; 3. à Paris 17e le 17 juillet 1926* Jeanne Marie Marthe COLLET, couturière].
Epouse à Paris 16e le 08 janvier 1927* Louis Marie Guilhaume Charles LE ROUX (Névian, Aude, 21 janvier 1871 – La Colle-sur-Loup, Alpes-Maritimes, 12 juin 1946).
Elle fit ses études à Bruxelles et débuta au pied levé, à la Monnaie (1903), dans le rôle de la Fée de Cendrillon.
Elle passa ensuite à Nantes une saison, puis à Bordeaux et de nouveau à Nantes, villes où elle chanta tout le répertoire. Elle créa à Reims la Troupe Jolicœur, la Légende du point d'Argentan.
En saison, elle a également chanté à Lausanne, Rouen (création de Grisélidis), Aix-les-Bains, Liège (création de Sapho), Cannes (création de Phryné), Montpellier et Toulouse (création d'Amour tzigane).
Entre temps, Mme Léa De Perre a fait des représentations à Royan, Clermont-Ferrand, Le Mans, Paramé, Nice, etc. Vient de chanter, à la Gaîté-Lyrique, Mignon (Philine) et Paillasse (Nedda).
(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
En 1914, elle habitait 7 rue Charles-Dickens à Paris 16e.
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Mlle Léa De Perre, chanteuse légère, fit ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles. Elle suivit les excellentes leçons de l'artiste si estimée, Mme Armand, dont j'ai parlé plusieurs fois à cette même place et obtint son premier prix de chant en 1901. Avant de venir à Nantes, Mlle De Perre n'avait donc que deux années de théâtre qu'elle fit à Bruxelles au théâtre de la Monnaie, où elle chanta le répertoire de grand opéra et se distingua entre autres dans Ophélie d'Hamlet et la Fée, de Cendrillon. Dès ses débuts à Nantes elle conquit son public d'entière façon et cela se conçoit, car on ne peut rêver voix plus étendue et plus cristalline. Les notes élevées s'égrènent, telles des perles les plus fines. Quoique toute jeune la chanteuse est experte, excellente comédienne et fort jolie femme, que lui faut-il de plus ? Le public lui fait fête ? Tyndaris de Messaline est chaque fois pour elle sujet à une ovation ? Elle vient de tenir dignement le rôle de Musette de la Bohème, auprès de ses camarades rompus au métier d'artiste, alors ? En partant de Nantes — si toutefois elle part — je suis sûr que Mlle Léa De Perre emportera un bon souvenir des Nantais. comme ceux-ci aimerons à se rappeler la charmante artiste qui sut les charmer pendant la saison théâtrale 1903-04. (Paul Peltier, la Silhouette, 24 janvier 1904)
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