André DOUSSET

 

André Dousset en 1914 [photo Famechou et Lejards]

 

 

André DOUSSET

 

baryton français

(rue Saint-Victor, Montluçon, Allier, 19 juillet 1880* – 22 square Alboni, Paris 16e, 04 janvier 1951*)

 

Fils de Frédéric DOUSSET (Domérat, Allier, 17 août 1850 ), machiniste, et de Catherine PERTHON (Montluçon, 27 janvier 1857 – Montluçon, 10 mars 1932), mariés à Montluçon le 01 février 1873.

Frère d'Émile François DOUSSET (Montluçon, 19 février 1883 – Paris, 29 avril 1961), homme de lettres.

Epouse 1. à Paris 18e le 15 octobre 1907* (divorce le 30 septembre 1919) Jeanne Émilie KERN (Paris 18e, 28 mai 1884* – Paris 15e, 06 mars 1967*), artiste dramatique [remariée à Paris 16e le 31 mars 1920* avec Robert René DEGALLE].

Epouse 2. Thérèse SIMO-BALTASAR (– ap. 1951).

 

 

Elève de Lorrain et Isnardon au Conservatoire de Paris, il y obtint en 1907 un 2e accessit d'opéra-comique. Il débuta la même année à la Salle Favart. Engagé au théâtre de la Gaîté, où il chantait encore en 1914, il y fit une création dans l'Aigle de Nouguès, puis chanta entre autres, Rip et Lakmé. Il s'est fait entendre au Théâtre des Galeries-Saint-Hubert à Bruxelles dans la Veuve joyeuse et Son Altesse royale. Lors de son décès, il était négociant.

En 1907, il habitait 10 rue Rougemont à Paris 9e ; en 1908, 4 rue de Rocroy à Paris 10e ; en 1914, 10 place Vintimille [auj. place Adolphe-Max] à Paris 9e. Il est décédé en 1951 à soixante-dix ans, domicilié à Almacellas, Lerida, Espagne.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y a débuté le 06 septembre 1907 dans Louise (le Poète).

 

Il y a créé le 26 février 1908 la Habanera (2e Compère ; un Fiancé aragonais) de Raoul Laparra.

 

Il y a participé à la première le 22 mai 1908 de Snégourotchka (l'Esprit des bois) de Rimski-Korsakov [version française de Pierre Lalo].

 

Il y a été affiché dans la Basoche (Guillot) ; la Bohème (Saint-Phar) ; Carmen (le Rémendado, Lillas-Pastia) ; Cendrillon (Surintendant des plaisirs) ; la Flûte enchantée (un esclave, Bambalado) ; Lakmé (Hadji) ; Madame Butterfly (Commissaire impérial), Manon (le Portier) ; Mignon (Laërte, Antonio) ; la Tosca (Sciarrone) ; la Traviata (le Vicomte, un Domestique).

 

 

 

 

De Montluçon, notre correspondant nous écrit :

« Il y a quelques mois, à l'occasion de l'inauguration du Théâtre Municipal, nous fêtions, dans le Voleur, une de nos plus jolies compatriotes, Mme Gabrielle Robinne, de la Comédie-Française. Nous allons, maintenant, donner la consécration locale à la gloire artistique d'un autre enfant de Montluçon, M. André Dousset, l'aimable comédien-chanteur de l'Opéra-Comique et du Théâtre-Lyrique municipal de la Gaîté.

Nous organisons un gala le 3 juillet prochain. M. André Dousset, entouré de plusieurs de ses camarades de l'Opéra-Comique, y interprétera un des premiers rôles de Mignon. Les chœurs et l'orchestre seront fournis par notre deuxième scène lyrique. »

(le Figaro, 21 juin 1914)

 

De Montluçon, notre correspondant nous écrit :

« Le gala organisé au théâtre municipal de Montluçon, pour fêter notre distingué compatriote, M. André Dousset, de l'Opéra-Comique, a eu lieu vendredi dernier. Au programme : Mignon, qui fut merveilleusement interprétée par Mme Billa-Azéma (Mignon), Mlle Guionie (Philine), MM. Gilly (Wilhelm Meister), Azéma (Lothario) et Dousset (Laërte), tous de la salle Favart. Les chœurs et l'orchestre appartenaient également à l'Opéra-Comique.

Une seconde représentation donnée samedi a obtenu, comme la première, le plus vif succès, et les Montluçonnais ont fait à M. Dousset et à ses camarades un accueil enthousiaste. »

(le Figaro, 06 juillet 1914)

 

 

 

 

 

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