Henriette FOCKÉ

 

Henriette Focké dans les Lieder de Schumann [photo Manuel]

 

 

Marie Sophie Henriette AUTEROCHE dite Henriette FOCKÉ

 

contralto français

(Orsay, Seine-et-Oise [auj. Essonne], 22 mai 1871* – La Rochelle, Charente-Maritime, 19 juillet 1952)

 

Fille d'Henri Antoine AUTEROCHE (Paris ancien 3e, 05 janvier 1830 – Joinville-le-Pont, Seine [auj. Val-de-Marne], 06 novembre 1900), négociant, et de Sophie Joséphine Herminie FAROCHON (Vitry-le-François, Marne, 21 septembre 1836 – av. 1900), mariés à Orsay le 25 août 1856.

Epouse à Paris 17e le 30 janvier 1900* Henri Paul Louis Camille FOCKÉ (Paris 11e, 01 juillet 1877* – Bellefontaine, Seine-et-Oise [auj. Val-d'Oise], 25 juillet 1962), violoniste et facteur de pianos [fils d'Ernest Pierre Paul FOCKÉ (Périgueux, Dordogne, 12 novembre 1841 – Paris 19e, 21 février 1903), facteur de pianos].

Parents de Louise Henriette Herminie FOCKÉ (Paris 10e, 18 juin 1901* – Paris 18e, 18 janvier 2003), conférencière [épouse à Paris 16e le 26 mars 1925* Gaston VENOT (Paris 11e, 18 mars 1900 – Anglet, Pyrénées-Atlantiques, 27 juin 1965), finisseur en pianos].

 

 

Élève de Pauline Viardot et de Masson, elle se fit entendre tout d'abord dans les grands concerts, interpréta fort longtemps des chants religieux à l'Église de la Sorbonne. Sur les conseils d'éminents artistes, Mme Henriette Focké se décida à faire du théâtre et débuta sur la scène du Palmarium, le 20 décembre 1908, dans la Vivandière (Marion).

Engagée presque aussitôt par MM. Isola, elle reprit à la Gaîté, où elle resta deux années, l'œuvre de B. Godard, après Mme Delna, puis la Favorite et créa le rôle de Poppée dans Quo Vadis ? Entre temps, elle créa Perséphone d'Ariane au Théâtre des Arts, à Rouen, et chanta à Clermont-Ferrand, Nice, Menton, Bordeaux, Enghien, etc. Fit la reprise de Linda de Chamonix (en italien) à l'Opéra de Monte-Carlo, aux côtés de Titta Ruffo.

Mme Henriette Focké s'est fait entendre également dans divers ouvrages en Autriche, en Belgique, en Angleterre, etc.

Vient de fonder à Paris un cours de chant.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

En 1901, elle habitait 60 rue de Château-Landon à Paris 10e ; en 1911, 115 avenue Victor-Hugo à Paris 16e ; en 1914, Les Pavillons-sous-Bois (Seine [auj. Seine-Saint-Denis]). Elle est décédée en 1952 à quatre-vingt-un ans.

 

Son époux, Henri Focké, est l'auteur de Célébrités de l'art lyrique et artistes lyriques (1914).

 

 

 

 

 

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