Lillian GRENVILLE

Lillian Grenville en 1914 [photo Félix, Paris]
Katherine Lillian GRENVILLE GŒRTNER dite Lillian GRENVILLE
soprano américain
(New York, Etats-Unis, 20 novembre 1888 – 10 rue Boileau, Paris 16e, 01 mars 1928*)
Fille de Joseph MECHLIN GŒRTNER (– av. 1928), et de Frances E. GRENVILLE (New York, 22 juin 1854 – Paris 16e, 02 mars 1930*) [fille de William GRENVILLE, éditeur américain].
Epouse de Nathan BINE dit Georges BHYNE (Paris 18e, 06 mai 1884* – Paris 19e, 22 décembre 1977*), chef d’orchestre et directeur de théâtre [remarié à Paris 11e le 03 novembre 1945* avec Simone POCIDALO (Eyka, Russie, 15 septembre 1904 – Paris 18e, 11 janvier 1992), vendeuse, sœur de Rose POCIDALO, soprano].
Elève de Paul Lhérie, elle débuta le 15 janvier 1906 à l’Opéra de Nice. Le 04 janvier 1908, elle participa à la première de Fortunio (Jacqueline) d’André Messager à la Monnaie de Bruxelles. Le 12 février 1909, elle créa Quo vadis ? (Eunice) de Jean Nouguès à l’Opéra de Nice. Le 01 avril 1913, elle créa la Vie brève (Salud) de Manuel de Falla [version française de Paul Milliet] au Casino municipal de Nice. Le 05 décembre 1913, elle débuta à la Salle Favart dans la Tosca, où elle montra de rares qualités dramatiques. Le 23 février 1914, elle créa Cléopâtre (Octavie) de Jules Massenet à l’Opéra de Monte-Carlo.
En 1914, elle habitait 5 rue de Laborde à Paris 8e. Lors de son décès en 1928, elle avait trente-neuf ans et était domiciliée à Jambville, Seine-et-Oise [auj. Yvelines]. Elle est enterrée avec sa mère au cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine).
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Sa carrière à l'Opéra-Comique
Elle y débuta le 05 décembre 1913 dans la Tosca (Floria Tosca).
Elle y chanta la Traviata (Violetta, 25 décembre 1913). |
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On nous écrit de Nice que Laura a été représentée au Casino municipal, au milieu des plus vifs applaudissements. Les auteurs, MM. Pons et Bérel ont dû venir saluer le public sur la scène et ils ont été longuement acclamés. Mlle Liliane Grenville chantait Laura ; elle a apporté dans ce rôle une fort belle interprétation qui a séduit autant que l’éclat, la pureté et le charme infini de sa voix. Après chaque acte, elle a été l’objet d’une ovation. Le ténor Nuibo, de l’Opéra, et le baryton Cadio complétaient une distribution hors pair. (le Figaro, 20 février 1907)
Mlle Lillian Grenville faisait hier soir ses débuts sur la scène de l’Opéra-Comique en interprétant le rôle de Floria Tosca. Belle et majestueuse, donnant à son personnage beaucoup d’émotion, pathétique dans les moments du drame, la grande cantatrice a obtenu un légitime succès. La mélodieuse musique de Puccini s’applique parfaitement au timbre de voix claire et très agréable de Mlle Lillian Grenville, et l’air de la célèbre « Prière » valait à l’excellente pensionnaire de M. Albert Carré les plus chaleureux applaudissements. Il faut associer au succès de Mlle Grenville celui remporté par M. Léon Beyle, parfait Mario, et M. Jean Périer, excellent Scarpia. (Paris-Midi, 06 décembre 1913)
Mlle Lillian Grenville a donné, hier, la première des trois représentations pour lesquelles elle a signé avec M. Albert Carré. Mlle Grenville, qui a appartenu au Metropolitan, de New York, débutait rue Favart dans la Tosca. Cette jeune artiste, qui est très belle et douée d’un rare tempérament dramatique, possède une voix harmonieuse, juste et qui porte. Elle a abordé avec une facilité et une science musicale consommée les passages ardus de la partition, et son succès a été gros. Mlle Lillian Grenville chantera encore une fois la Tosca, puis la Traviata. (le Radical, 06 décembre 1913)
Mlle Lillian Grenville, née à New York. Études musicales à Paris avec Mme Félia Litvinne. Débuts, 1907, Opéra de Nice, dans Roméo et Juliette, a chanté tout le répertoire sur les principales scènes d'Europe : Monnaie (Bruxelles), San-Carlos (Lisbonne), Lirico (Milan), San-Carlo (Naples), Opéra de Tunis, Casino Municipal et Opéra de Nice, Aix-les-Bains, Ostende, Metropolitan-Opera-House de New York, théâtres de Philadelphie, Chicago, Baltimore en Amérique. Répertoire en italien et en français : Thaïs, Manon, Hamlet, Mignon, Faust, la Traviata, Rigoletto, la Tosca, Madame Butterfly, Manon Lescaut, Lohengrin, les Maîtres Chanteurs, Pelléas et Mélisande, Ariane et Barbe-Bleue. Créations : Fortunio de M. Messager, à la Monnaie de Bruxelles et à Lisbonne ; Quo Vadis ? et l'Auberge rouge de Jean Nouguès, à Nice, ainsi que la Maralla de Giordano. S'est fait entendre à l'Opéra-Comique en représentation (décembre 1913). (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
Une cantatrice de talent, qui fut aussi célèbre par sa beauté, Mme Lillian Grenville, vient de mourir à la suite d’une courte maladie. Elle avait à peine dépassé la quarantaine. Ses obsèques auront lieu au cimetière de Bagneux demain à 15 heures. Née à New York, Mme Grenville était la petite-fille de l’éditeur américain William Grenville et du docteur Nicolas Gœrtner, président du Hamilton University de Hamilton. Elève de Lhérie, le créateur de Carmen, elle avait débuté à Nice en 1905 et avait interprété sur les scènes de l’Opéra-Comique, de la Scala de Milan, du Liceo de Naples, et en particuliers de l’Opéra et du Casino municipal de Nice, les œuvres les plus célèbres du répertoire. Elle avait abandonné la scène depuis quelques années. (le Petit Parisien, 02 mars 1928)
La cantatrice Lilian Grenville vient de décéder, après une courte maladie. Ses obsèques ont été célébrées à Bagneux. La disparue était la femme de M. Georges Bhyne, qui fut directeur du Casino de Cauterets et directeur artistique du Palais d’Hiver, sous l’administration H. Gay et durant la saison 1921-1922. Originaire de New York, Lilian Grenville fut l’élève du ténor Lhérie qui créa Carmen. Après d’heureux débuts à Nice, la délicate artiste se fit applaudir à l’Opéra-Comique, à Monte-Carlo, à Milan et à Naples en particuliers. Thaïs, Juliette et Marguerite furent ses rôles de prédilection. Quand elle vint à Pau, Lilian Grenville avait déjà abandonné le théâtre et bien qu’annoncée parmi les vedettes de la saison, elle ne parut pas sur notre scène. C’était une femme distinguée, aimable et d’un commerce fort agréable. A sa famille, nous adressons nos sincères condoléances. (Pau-Pyrénées, 10 mars 1928)
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