René LAPELLETRIE

René Lapelletrie dans Manon (Des Grieux) en 1914 [photo Ouvière, Marseille]
Pierre Paul René LAPELLETRIE dit René LAPELLETRIE
ténor puis trial français
(Libourne, Gironde, 02 novembre 1884 – Bordeaux, Gironde, 25 février 1956*)
Fils de Pierre Eugène LAPELLETRIE (Libourne, 13 juillet 1856 –), marchand de meubles [fils de Pierre LAPELLETRIE (Libourne, 27 novembre 1823 – Libourne, 25 juillet 1861*), coiffeur], et de Cécile Aimée BERTIN (Libourne, 12 mai 1864 –), mariés à Libourne le 20 janvier 1884*.
Frère de Marguerite Elisabeth Germaine LAPELLETRIE (Libourne, 09 octobre 1890 – Saint-Savin, Hautes-Pyrénées, 1970), cantatrice.
Epouse 1. à Plainpalais, Suisse, en 1908 Frédérica Alice ECK (Plainpalais, 16 novembre 1883 - Paris 17e, 30 mai 1941*).
Parents de Frédéric Pierre Paul LAPELLETRIE (Paris 9e, 31 mai 1909* – Suresnes, Hauts-de-Seine, 12 juin 1988), employé [épouse à Paris 9e le 24 novembre 1934* Andrée Aimée Henriette BARON (Toulouse, Haute-Garonne, 03 novembre 1914 –), dessinatrice].
Epouse 2. à Bordeaux en 1943 Simone Suzanne THENEZE.
Parents de Nicole LAPELLETRIE.
Il débuta en 1908 à Paris, au Trianon-Lyrique, dans Lorédan, de Haydée. Pendant trois saisons, il y interpréta les répertoires d'opéra-comique et d'opéra. Le 03 avril 1913, Gabriel Astruc lui confie Benvenuto Cellini pour l'inauguration du théâtre des Champs-Elysées. Après la guerre, il entre à l'Opéra-Comique le 26 janvier 1919. Plus tard, avant de prendre sa retraite, il y interpréta les trials. Mais entre-temps il fut affiché à Vienne, Budapest, Belgrade, Genève, Barcelone, Amsterdam, Le Caire, Alexandrie et Athènes. En 1934, il était professeur au Conservatoire de Lyon. A partir de 1941 il professa le chant au Conservatoire de Bordeaux. Son nom a parfois été orthographié Lapelleterie.
En 1909, il habitait 70 rue Rodier à Paris 9e ; en 1914, 47 chemin d’Eysines, Le Bouscat (Gironde) ; en 1922, 12 rue Théodore-de-Banville à Paris 17e ; en 1939, 14 rue Guillaume-Tell à Paris 17e. Il est décédé en 1956 à soixante-et-onze ans en son domicile, 70 rue des Menuts à Bordeaux.
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Sa carrière à l'Opéra-Comique
Il y débuta le 26 janvier 1919 dans Werther (Werther).
Il y créa le 19 mai 1920 Lorenzaccio (Alexandre de Medici) d’Ernest Moret ; le 06 novembre 1922 Quand la cloche sonnera (Yacha) d’Alfred Bachelet ; le 29 novembre 1926 la Tisseuse d'orties (Lionel) de Gustave Doret.
Il y participa à la première le 08 avril 1920 du Sauteriot (Indrik) de Sylvio Lazzari ; le 28 juin 1921 de Faust (Faust) de Charles Gounod [5e acte seul].
Il y chanta Béatrice (Lorenzo, 25 octobre 1925) ; la Bohème (Rodolphe) ; Carmen (Don José, 29 avril 1921 ; le Dancaïre, 2500e le 01 juin 1947) ; les Contes d’Hoffmann (Hoffmann ; Spalanzani) ; Don Quichotte (le Chef des bandits) ; Gismonda (Almério) ; Lakmé (Gérald) ; Louise (Julien, 500e le 17 janvier 1921) ; Madame Butterfly (Pinkerton) ; Manon (Des Grieux ; Guillot de Morfontaine) ; les Noces de Figaro (Don Bazile) ; Pénélope (Ulysse) ; le Roi d’Ys (Mylio, 22 novembre 1919) ; la Tosca (Mario Cavaradossi ; Spoletta) ; la Traviata (Rodolphe). |
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M. René Lapelletrie, premier ténor, né à Libourne, élève de M. Léopold Ketten, de Genève, obtint le premier prix d'opéra-comique au conservatoire de cette ville. Il débuta en septembre 1907, à Paris, au Trianon-Lyrique, dans Haydée, puis joua tout le vieux répertoire, le Barbier de Séville, la Dame blanche, le Pré-aux-Clercs, Si j'étais roi !, Don Juan ; passa ensuite à Dijon, où il resta deux années, y créa la Glaneuse, Quo Vadis ?, la Glu, fit la reprise du Barbier de Séville et de la Dame blanche à la Gaîté-Lyrique. L'été de 1911 et de 1912, il joua à Vichy. L'hiver de 1911, il était au Casino de Nice. Il fit les saisons de 1912 et 1913 à l'Opéra de Marseille, où il créa la Fille du Far West et Proserpine. Dernière création, le 3 avril dernier : Benvenuto Cellini au Théâtre des Champs-Élysées. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
C'est au commerce que se destine M. Lapelletrie – né à Libourne (Gironde), le 2 novembre 1884. – Ses études terminées, il part à l’âge de quinze ans en Allemagne, puis en Angleterre, afin d'apprendre les langues étrangères. Après un stage comme employé dans un magasin de confections, il est sur le point de changer de commerce et de reprendre la grande boulangerie Viennoise de Genève, tenue par son beau-père, lorsqu'il est présenté à un professeur de chant qui lui trouve une très jolie voix. Celui-ci le fait travailler et, en 1907, il obtient les premiers prix de chant et d'opéra-comique au Conservatoire de Genève. En septembre 1908, il vient à Paris et il est engagé au Trianon-Lyrique, où il débute dans Haydée. Pendant dix mois, il chante à ce théâtre et il est affiché dans le Pré-aux-Clercs, la Dame blanche, Si j’étais roi !, le Barbier de Séville. Au cours des deux saisons suivantes, il chante à Dijon, où il fait les créations de la Glaneuse, la Glu et Quo vadis ? Engagé ensuite à Nice en 1911-1912, il y crée Gina, et à Marseille, au cours de la saison 1912-1913, il donne les premières représentations en cette ville de Proserpine et la Fille du Far West. De retour à Paris en 1913, il va au Grand-Théâtre des Champs-Elysées, où il chante Benvenuto Cellini, le Barbier de Séville, et il y crée les Trois masques. Mobilisé au début de la guerre, Il est reformé en 1917, et c'est seulement en 1919 qu'il fait sa rentrée au théâtre. Il est alors engagé à l'Opéra-Comique où, en septembre 1919, il fait ses débuts dans Werther, il y chante Louise (le soir de la 500e), Carmen, Lakmé, la Vie de Bohème, il y reprend Gismonda et y crée, en 1920, le Sauteriot et Lorenzaccio. (Nos vedettes, 1922)
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"Que moi-même je puisse croire" extrait de la Veuve joyeuse de Lehár [v. fr. de Flers et Caillavet] Paule Marelly, René Lapelletrie et Orchestre Odéon 97407, mat. XP 4822, enr. en mai 1909
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"Heure exquise" extrait de la Veuve joyeuse de Lehár [v. fr. de Flers et Caillavet] Paule Marelly, René Lapelletrie et Orchestre Odéon 97411, mat. XP 4826, enr. en mai 1909
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"J'interviens à temps" extrait de la Veuve joyeuse de Lehár [v. fr. de Flers et Caillavet] Paule Marelly, Rigaux, Saidreau, Choeurs et Orchestre de l'Apollo Odéon 97413, mat. XP 4828, enr. en mai 1909
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"Viens dans ce joli pavillon" extrait de la Veuve joyeuse de Lehár [v. fr. de Flers et Caillavet] Paule Marelly, René Lapelletrie et Orchestre Odéon 97416, mat. XP 4831, enr. en mai 1909
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Duo "Je vais danser en votre honneur" extrait de l'acte II de Carmen de Bizet Marie Charbonnel (Carmen), René Lapelletrie (Don José) et Orchestre Gramophone W 428 (034223), mat. 03319v, enr. le 25 février 1920
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Duo "Là-bas, dans la montagne" extrait de l'acte II de Carmen de Bizet Marie Charbonnel (Carmen), René Lapelletrie (Don José) et Orchestre Gramophone W 428 (034224), mat. 03321-2v, enr. le 25 février 1920
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voir également les enregistrements de Faust (version abrégée Polydor 1930)
