Ketty LAPEYRETTE

Ketty Lapeyrette en 1910 (photo Reutlinger) [BNF]
Catherine Julie LAPEYRETTE dite Ketty LAPEYRETTE
contralto français
(rue Chanzy, Oloron-Sainte-Marie, Basses-Pyrénées [auj. Pyrénées-Atlantiques], 23 juillet 1884* – Courbevoie, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 02 octobre 1960)
Fille de Vital LAPEYRETTE (Oloron [auj. Oloron-Sainte-Marie], 05 février 1850* – 1910/1929), vétérinaire, et d’Hélène Agnès BOUDOUVE (Sainte-Marie [auj. Oloron-Sainte-Marie], 12 janvier 1854* – Oloron-Sainte-Marie, 26 octobre 1936), mariés à Oloron-Sainte-Marie le 19 janvier 1874*.
Epouse à Paris 17e le 22 juillet 1929* Eugène Prosper Jean Baptiste RENAUX (Paris 20e, 27 janvier 1877* – 97 bis rue Jouffroy, Paris 17e, 25 novembre 1955*), aviateur.
Mère d’Odette Louise Marie Antoinette LAPEYRETTE (Neuilly-sur-Seine, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 10 septembre 1909* – Courbevoie, 17 juillet 2004) [qu’elle a reconnue le 08 septembre 1914], députée et conseillère générale de la Seine [épouse à Paris 17e le 06 juin 1934* Julien Eugène Clément LAUNAY (Levallois-Perret, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 27 mars 1898 – Paris 15e, 01 juin 1969), industriel].
Elève au Conservatoire de Paris de Jean Ernest Masson puis d’Amédée Hettich pour le chant et de Paul Lhérie puis de Max Bouvet pour l’opéra, elle y obtint en 1904 un 1er accessit de chant, en 1905 les seconds prix de chant et d’opéra, et en 1907 une 3e médaille de solfège ainsi que les premiers prix de chant et d’opéra. Elle débuta à l’Opéra de Paris le 15 février 1908 lors de la 250e représentation de Samson et Dalila (Dalila), fut l’un des piliers de cette maison, et se retira trente ans plus tard, après y avoir chanté plus de 60 rôles et participé à 30 créations. Elle a procédé à de nombreuses créations sur des scènes françaises ou étrangères (Padmâvati, le Jardin du Paradis, Prométhée, les Goyescas, Elektra, Vercingétorix, le Chevalier à la rose, Salomé, etc.). Elle a été spécialement désignée pour interpréter le 25 février 1910 Samson et Dalila (Dalila) à la Scala de Milan lors du gala donné au bénéfice des inondés de France. Elle a chanté à Amsterdam en 1936 et au Covent Garden de Londres en 1937. Elle se retira de la scène en 1939, puis professa le chant au Conservatoire de Paris de 1945 à 1954. Elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur le 30 décembre 1933, parrainée par Jacques Rouché, en tant qu’artiste lyrique et vice-présidente de l’Association des anciens élèves du Conservatoire.
En 1908, elle habitait 31 rue Bergère à Paris ; en 1911, 97 bis rue Jouffroy à Paris 17e. Elle est enterrée au cimetière d’Oloron-Sainte-Marie.

bottin mondain de 1942
Elle n’a pas de lien avec Georges LAPEYRETTE, ténor originaire de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), qui a débuté en 1923 au Théâtre municipal de Nîmes, et a chanté au Théâtre Graslin de Nantes en 1939 et à Pau en 1942.
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Sa carrière à l'Opéra de Paris
Elle y débuta le 15 février 1908 dans Samson et Dalila (Dalila).
Elle y chanta Rigoletto (Madeleine, 27 mars 1908) ; Aïda (Amnéris, 28 août 1908 ; 300e le 10 février 1913) ; la Walkyrie (Fricka, Schwertleite, 27 mars 1909) ; Henry VIII (Anne de Boleyn, 18 juin 1909) ; Sigurd (Uta, 15 décembre 1909) ; Hamlet (la Reine Gertrude, 25 octobre 1911) ; le Prophète (Fidès, 26 février 1912) ; Roma (Posthumia, 07 octobre 1912) ; Faust (Dame Marthe, 1915 ; 2000e, 31 décembre 1934 ; à la salle Favart le 01 novembre 1939) ; l’Offrande à la Liberté (la Marseillaise, 11 mars 1915) ; Théodora (Théodora, 06 février 1916) [2e acte seul] ; Messidor (Véronique, 22 février 1917) ; Prométhée (Gaia, 17 mai 1917) ; la Favorite (Léonore, 1918) ; Othello (Emilia, 22 janvier 1919) ; Hélène (Pallas, 1919) ; Siegfried (Erda, 18 mars 1921) ; l’Or du Rhin (Fricka, 1921) ; Boris Godounov (l’Hôtesse, 08 mars 1922 ; 100e le 03 octobre 1930) ; le Barbier de Séville (Marceline, 18 mai 1933) ; Ariane (Perséphone, 1937).
Elle y créa le 16 février 1910 la Forêt (Jeanne) d’Augustin Savard ; le 19 décembre 1911 Icare (une Nymphe) d’Henry Deutsch de la Meurthe ; le 25 mai 1916 Une fête chez La Pouplinière ; le 10 juillet 1920 Sept Chansons (la Mère) de Gian Francesco Malipiero [version française d’Henry Prunières] ; le 01 juin 1923 Padmâvatî (Padmâvatî) d’Albert Roussel ; le 31 octobre 1923 le Jardin du Paradis (la Sorcière) d’Alfred Bruneau ; le 24 décembre 1924 l'Arlequin (la Vieille Femme) de Max d’Ollone ; le 23 novembre 1925 Brocéliande (la Fée Carabosse) d'André Bloch ; le 08 avril 1927 Naïla (Feridjé) de Philippe Gaubert ; le 12 mai 1930 la Tentation de saint Antoine (la Mort) de Raoul Brunel ; le 16 février 1931 l’Illustre Frégona (la Galléga) de Raoul Laparra ; le 24 avril 1931 Guercœur (Souffrance) d’Albéric Magnard ; le 21 octobre 1931 la Vision de Môna (Môna) de Louis Dumas ; le 26 juin 1933 Vercingétorix (la Grande Druidesse) de Joseph Canteloube.
Elle y participa à la première le 23 octobre 1908 du Crépuscule des dieux (Watraute, Flosshilde) de Richard Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 17 novembre 1909 l’Or du Rhin (Flosshilde) de Richard Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 30 mars 1912 du Cobzar (la Tzigane) de Gabrielle Ferrari ; le 01 janvier 1914 de Parsifal (une Fille-Fleur) de Richard Wagner [version française d’Alfred Ernst] ; le 09 décembre 1915 d’Eugène Onéguine (la Niania [la Nourrice]) de Piotr Ilitch Tchaïkovski [version française de Michel Delines] [extraits du 1er acte] ; le 02 avril 1916 Myrialde (Myrialde) de Léon Moreau [5e acte seul] ; le 02 juillet 1919 de Salomé (Hérodias) d'Antoine Mariotte ; le 17 décembre 1919 Goyescas (Pépa) d’Enrique Granados [version française de Louis Laloy] ; le 03 avril 1922 Falstaff (Mrs Quickly) de Giuseppe Verdi [version française de Paul Solanges et Arrigo Boito] ; le 11 février 1927 du Chevalier à la rose (Annina) de Richard Strauss [version française de Jean Chantavoine] ; le 24 octobre 1927 le Fifre enchanté (Mme Robin) de Jacques Offenbach ; le 29 février 1932 d’Elektra (Clytemnestre) de Richard Strauss [version française de Gauthiers-Villars] ; le 23 janvier 1935 d’Ariane et Barbe-Bleue (la Nourrice) de Paul Dukas ; le 08 mai 1940 de Médée (la Nourrice) de Darius Milhaud. |
Sa carrière à l'Opéra-Comique
En représentation, elle y participa à la première le 28 décembre 1918 de la Fille de Madame Angot (Amaranthe) de Charles Lecocq. |

Ketty Lapeyrette en 1905

Ketty Lapeyrette [photo Félix]
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Brune comme une gitane, avec des yeux noirs et immenses, une visage d’une beauté originale et ardente, une silhouette longue, mince, souple, – une vraie silhouette de tragédienne lyrique, – telle est Mlle Ketty Lapeyrette, premier prix de chant et d’opéra au dernier concours du Conservatoire. Avec une mantille et une rose rouge dans les cheveux, ce serait une Carmen idéale. Au concours d’opéra, elle fut une Azucena du Trouvère, magnifique de vérité et de passion. Tous ceux qui se trouvaient à l’Opéra-Comique, ce jour-là, ses aînées comme Mlles Bréval et Grandjean, ses camarades du Conservatoire, les critiques, l’unanimité du public, admirèrent la puissance de sa voix de contralto, un des contraltos les plus émouvants et les plus profonds qu’il nous fut donné d’entendre depuis vingt ans. Mlle Lapeyrette est méridionale ; elle est née à Oloron-Sainte-Marie le 23 juillet 1884. On peut presque dire qu’elle appartient à une famille d’artistes car son père, M. Victor Lapeyrette, vétérinaire dans sa ville natale, est, à ses moments perdus, un ténor charmant. Ce fut lui, sans doute, qui surveilla les premières études musicales de sa fille. Car c’était déjà une artiste sur laquelle on fondait les plus grandes espérances quand elle entra au Conservatoire dans la classe de M. Masson, professeur de chant et dans celle de M. Lhérie, professeur d’opéra. Les deux excellents maîtres n’eurent d’ailleurs pas la satisfaction de compléter son éducation artistique, ce furent, en effet, MM. Hettich et Bouvet qui recueillirent la gloire de ses triomphes scolaires. Mlle Lapeyrette est engagée par la nouvelle direction de l’Opéra. Elle débutera sans doute dans Samson et Dalila. Elle tiendra d’ailleurs tous les premiers rôles de son emploi. MM. Messager et Broussan, esprits avisés et perspicaces, ont deviné tout ce qu’il y avait de ressources artistiques dans cette jeune fille, qui joint aux dons naturels de sa voix, une rare et personnelle compréhension de la scène, des rôles qu’elle interprète, une beauté d’attitude, une largeur de gestes, que nous eûmes la bonne fortune d’applaudir au concours de 1907. Son concours fut triomphal ; il rappela celui de ses devancières les plus illustres. Les beaux contraltos ne sont pas fréquents aujourd’hui : il y eut de la surprise et de l’enchantement parmi le public, quand la voix grave, chaude, troublante de Mlle Lapeyrette, s’éleva, pour nous chanter les Stances de Sapho. Ce jour-là il ne fallait pas être un bien grand prophète pour lui prédire une très belle carrière. Espérons qu’elle tiendra toutes les promesses qu’elle nous a faites, ce jour-là. (Annuaire des Artistes, 1908)
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Ketty Lapeyrette dans le Prophète (Fidès) à l'Opéra en 1912

Ketty Lapeyrette à l'Opéra en 1912 [photo Bert]

[de g. à dr.] Léonie Courbières, Ketty Lapeyrette et Jeanne Goulancourt dans Parsifal (les Filles-fleurs) à l'Opéra en 1914 [photo Bert]

Ketty Lapeyrette dans Samson et Dalila (Dalila) à l'Opéra en 1910 [photo Bert]

Ketty Lapeyrette dans Samson et Dalila (Dalila) à l'Opéra en 1914 [photo Reutlinger]

Ketty Lapeyrette dans Samson et Dalila (Dalila) à l'Opéra en 1916
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Mlle Ketty Lapeyrette naquit à Oloron-Sainte-Marie, le 23 juillet 1884. Son père, M. Victor Lapeyrette, vétérinaire dans sa ville natale, possède une belle voix de ténor. Certain soir – il y a de cela huit ans environ – toute la famille était réunie et M. Lapeyrette, vibrant d'enthousiasme, lançait à pleine voix le prologue de Faust : il avait énergiquement maudit « la science, la prière et la foi » et imploré l'aide de Satan. – Grands furent son étonnement et sa joie d'entendre la jeune Ketty lui donner la célèbre réplique de l'entrée de Méphisto : « Me voici, d'où vient ta surprise » avec une aisance remarquable. Faust, tout ému, réclama véhémentement de l'infernal gentilhomme « les plaisirs et la jeunesse » et c'est devant un auditoire rempli d'un bonheur où se mêlait une pointe de fierté que le père et l'enfant achevèrent le duo. Telle fut la circonstance déterminante de la carrière artistique de Mlle Ketty Lapeyrette. Son examen d'entrée au Conservatoire de Paris fit sensation et ses divers concours furent glorieux, particulièrement ceux de 1907 qui lui valurent les premiers prix de chant et d'opéra. Engagée à l'Académie Nationale de Musique, par MM. Messager et Broussan, Mlle Ketty Lapeyrette y débuta triomphalement dans Samson et Dalila, le 15 février 1908 : abonnés et habitués furent unanimes à saluer de justes acclamations la jeune cantatrice qui s'imposait d'emblée à leur admiration. Elle parut ensuite dans Maddalena de Rigoletto et le 2 septembre 1908 prenait possession du rôle d'Amnéris dans Aïda : ce fut pour elle l'occasion d'une nouvelle victoire. Le 23 octobre elle créait Flosshilde dans le Crépuscule des Dieux et le même soir – audaces fortuna juvat – chantait au pied levé après un simple raccord le rôle de Waltrante en remplacement d'une camarade subitement souffrante. Elle fut vivement remarquée dans sa double incarnation. Elle donna ensuite une empreinte toute personnelle au petit rôle d'Uta de Sigurd. Le 16 avril 1909, lors de la reprise intégrale de la Walkyrie MM. Messager et Broussan confièrent à Mlle Lapeyrette la lourde tâche de représenter Frika : dire qu'elle fut la digne partenaire du grand et noble artiste Delmas, Wotan unique, inégalé même en Allemagne, est le meilleur éloge qu'on puisse lui décerner. Le 18 juin dans Henry VIII elle campa une Anne de Boleyn vocalement impeccable et scéniquement hautaine, coquette, captivante à souhait. Tout récemment, enfin, le 17 novembre, l'Or du Rhin lui a fourni l'occasion de s'attirer l'estime des fervents Wagnériens par la façon strictement musicale dont elle exécuta avec ses collègues Mmes Gall et Laute-Brun le trio fameux des Filles du Rhin. Dans quelques jours, elle créera la Forêt de M. Savard. Voici résumée la jeune carrière de Mlle Lapeyrette. Elle est toute tissée de trophées. Quoi de plus naturel au reste ! Dès l'abord, son contralto exceptionnel charme, séduit, émeut. L'étendue et l'homogénéité sont les qualités foncières de ce contralto aussi chaud et enveloppant sur le sol grave que brillant et éclatant sur le si b aigu. Cette grande voix naturelle, Mlle Lapeyrette s'en sert en artiste, l'assouplissant aux nuances les plus subtiles avec une maîtrise bien rare chez une si jeune artiste. Les dons dramatiques de Mlle Lapeyrette sont indéniables : servie par un masque mobile, apte à exprimer tous les sentiments, Mlle Lapeyrette est une véritable tragédienne lyrique. Sa haute stature, sa jolie ligne, sa beauté étrange et typique franco-espagnole lui créent une enveloppe physique extrêmement intéressante et peu banale. La charmante cantatrice, si fêtée à la scène, n'interprète pas moins délicieusement les « Lieder » de nos grands maîtres : quel régal par exemple que de l'entendre exprimer la poésie intime, cachée de ces pages immortelles de Schumann : « J'ai pardonné » ou « Noble esprit, splendeur altière ». Bientôt, espérons-le, il nous sera donné d'applaudir Mlle Lapeyrette dans l'Azucena du Trouvère dont la physionomie tragique lui convient à merveille. Mlle Ketty Lapeyrette fut au Conservatoire élève de M. Bouvet et de M. Hettich. On peut affirmer sans crainte d'erreur, qu'elle possède une des plus belles voix de contralto que l'on ait entendues depuis trente ans. (Annuaire des Artistes, 1910)
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Ketty Lapeyrette dans la Forêt (Jeanne) lors de la création à l'Opéra en 1910 [photo Bert]

Ketty Lapeyrette en 1921

Ketty Lapeyrette en 1924

Ketty Lapeyrette dans Padmâvatî (Padmâvatî) en 1926 [photo G.-L. Manuel frères]

Ketty Lapeyrette en 1934 [photo Studio Piaz]
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Discographie
Pathé saphir 90 tours
Paris v. 1912 Intégrale de Rigoletto (Verdi) : rôle de Madeleine Intégrale de la Favorite (Donizetti) : rôle de Léonor de Guzman Intégrale du Trouvère (Verdi) : rôle d'Azucena
Paris, 1912/1913 0491 le Prophète (Meyerbeer): Ah, mon fils - réédité sur 80 tours 0166 0492 Samson et Dalila (Saint-Saëns): Mon coeur s'ouvre - réédité sur 80 tours 0166 0590 la Marseillaise (Rouget de Lisle) (avec R. Lassalle et Albers) - réédité sur 80 tours 3177 1049 Sapho (Gounod): O ma lyre immortelle - réédité sur 80 tours 0129 1054 Sigurd (Reyer): Je sais des secrets merveilleux - réédité sur 80 tours 0129 1062 Hamlet (Thomas): Dans son regard plus sombre - réédité sur 80 tours 0226 1063 Hérodiade (Massenet): Ne me refuse pas - réédité sur 80 tours 0226
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Arioso "Ah! mon fils, sois béni" extrait de l'acte II du Prophète de Meyerbeer Ketty Lapeyrette (Fidès) et Orchestre Pathé saphir 90 tours 491, réédité sur 80 tours 166, enr. en 1912/1913
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"Mon cœur s'ouvre à ta voix" extrait de l'acte II de Samson et Dalila de Saint-Saëns Ketty Lapeyrette (Dalila) et Orchestre Pathé saphir 90 tours 492, réédité sur 80 tours 166, enr. en 1912/1913
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"Dans son regard plus sombre" extrait de l'acte II de Hamlet de Thomas Ketty Lapeyrette (Gertrude) et Orchestre Pathé saphir 90 tours 1062, réédité sur 80 tours 226, enr. en 1912/1913
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Air "Ne me refuse pas" extrait de l'acte I d'Hérodiade de Massenet Ketty Lapeyrette (Hérodiade) et Orchestre Pathé saphir 90t n° 1063, réédité sur 80t n° 226, enr. en 1912/1913
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Ketty Lapeyrette [photo Sabourin]
