Charles MARTINELLI

 

Charles Martinelli dans Quo Vadis ? (Néron) à la Gaîté-Lyrique en 1909 [photo Nadar]

 

 

Charles Émile Louis Alphonse MARTINET dit Charles MARTINELLI

 

baryton, acteur d'opérette et de cinéma français

(2 rue de Poissy, Paris 5e, 10 avril 1882* – Paris 1er, 11 août 1954*)

 

Fils d'Achille Émile MARTINET (Batignolles-Monceau, Seine [auj. Paris 17e], 11 septembre 1839 – Paris 5e, 12 avril 1905), inspecteur des caisses municipales de Paris [fils d'Achille Louis MARTINET (Paris, 21 janvier 1806 – Paris 5e, 09 décembre 1877), graveur, membre de l'Institut], et d'Anne Marguerite GIARD (Paris ancien 1er, 15 septembre 1851 – Paris 5e, 23 juillet 1899).

Epouse à Paris 9e le 17 novembre 1908* Germaine Jeanne JOBERT dite Germaine MARTINELLI (18871964), soprano.

Parents de Jean Siegfried Marie MARTINET dit Jean MARTINELLI (Paris 18e, 15 août 1909* – Paris 13e, 13 mars 1983*), acteur, sociétaire de la Comédie-Française.

 

 

Il fut l'élève d'Albert Petit pour le chant et de Gandubert pour la mise en scène. Il fit ses débuts à la Monnaie de Bruxelles, dans le rôle d'Hérode (reprise de Salomé). Après avoir créé Siegfried à Bordeaux et à Toulouse, Charles Martinelli revint à Paris chanter Quo Vadis ? (Néron) de Jean Nouguès à la Gaîté-Lyrique (26 novembre 1909). Entre temps il se faisait entendre aux Concerts Séchiari, dans des œuvres de haute valeur artistique telles que : les Béatitudes de César Franck ; Solea d'Isidore de Lara, qu'il créa aux côtés de Louise Grandjean, et les Chants de guerre d'Alexandre Georges. Il a chanté aussi aux Concerts Touche, Concerts Rouge chez Colonne et fait d'importantes tournées en Europe où il donna tout le répertoire. Aux festivals de Wagner, à Biarritz, Charles Martinelli interpréta des œuvres de maîtres en langue allemande et en français. En saison d'été 1912, fut nommé directeur artistique du Casino de Paramé. Cet artiste vient de reprendre le répertoire de baryton de grand opéra et a déjà chanté le Chemineau, Hérodiade, etc. Vient de créer Pantagruel dans Panurge de Jules Massenet le 25 avril 1913 à la Gaîté-Lyrique. (D'après Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914).

En 1914, il habitait 71 avenue de Wagram à Paris 17e (tél. Wag. 51.06). Il est décédé en 1954 à soixante-douze ans en son domicile, 12 rue de Richelieu à Paris 1er.

 

 

 

 

 

 

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