Nelly MARTYL

Nelly Martyl (dona Joana) lors de la création de la Sorcière à l'Opéra-Comique en 1912 [photo Talbot]
Nelly Adèle Anny MARTIN dite Nelly MARTYL
soprano français
(16 rue de Hanovre, Paris 2e, 01 avril 1884* – Versailles, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 09 novembre 1953)
Fille de Jules Édouard MARTIN (Saint-Amand-les-Eaux, Nord, 19 juin 1845* – Paris 10e, 02 décembre 1902*), négociant puis concierge, et d’Hélène FLEMING (Londres, Angleterre, 13 novembre 1851 – Paris 10e, 06 novembre 1903*), employée de commerce puis concierge, mariés à Paris 2e le 26 août 1879*.
Epouse à Paris 9e le 12 juillet 1909* Georges Bertin SCOTT DE PLAGNOLLE dit Georges SCOTT (Paris 6e, 10 juin 1873* – Paris 14e, 10 janvier 1943*), peintre et dessinateur, fils d’Henri Louis SCOTT DE PLAGNOLLE (Le Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 08 avril 1846 – Paris 3e, 05 mai 1884), artiste peintre.
Elève au Conservatoire de Paris, elle y obtint en 1905 une 3e médaille de solfège, et en 1906, une 2e médaille de solfège et un premier prix de chant. Elle débuta à l’Opéra en 1907 et à l’Opéra-Comique en 1908. Le 16 décembre 1907, elle participa à la Gaîté à une reprise de l’Attaque du moulin (Françoise), aux côtés de Marie Delna (Marceline). Le 01 avril 1922, elle a créé à l’Opéra de Monte-Carlo Amadis (Floriane) de Jules Massenet. En 1927, elle a créé la fondation Nelly Martyl, ayant pour objet le fonctionnement d'un dispensaire pour le dépistage et le traitement des maladies héréditaires, inauguré le 10 septembre 1929, 129 rue de Belleville à Paris 19e (bâtiment rasé en 2017).
En 1909, elle habitait 72 rue Blanche à Paris 9e ; en 1914, 83 rue Denfert-Rochereau à Paris 14e.

bottin mondain de 1942
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Sa carrière à l'Opéra de Paris
Elle y débuta le 20 mars 1907 dans Armide (une Naïade).
Elle y créa le 24 mai 1907 la Catalane (Agnès) de Fernand Le Borne ; le 23 juin 1931 Amphion (voix de Muse) d’Arthur Honegger.
Elle y chanta Patrie ! (Rafaële, 28 octobre 1907) ; Faust (Siebel, 27 janvier 1908). |
Sa carrière à l'Opéra-Comique
Elle y débuta le 09 décembre 1908 en participant à la première de Sanga (Léna) d’Isidore de Lara.
Elle y créa le 08 décembre 1909 Myrtil (Myrtil) d'Ernest Garnier ; le 18 décembre 1912 la Sorcière (dona Joana) de Camille Erlanger ; le 01 décembre 1913 Céleste (Germaine) d’Emile Trépard.
Elle y participa à la première le 29 février 1912 des Fugitifs (Charlotte Ravet) d'André Fijan ; le 27 juin 1912 du Devin du Village (Colette) de Jean-Jacques Rousseau.
Elle y chanta l'Attaque du moulin (Françoise) ; la Bohème (Mimi, 04 juillet 1911) ; le Caïd (Fathma, 16 février 1911) ; Carmen (Micaëla, 23 janvier 1909) ; les Contes d’Hoffmann (Antonia) ; la Dame blanche (Anna, 12 mars 1914) ; Fortunio (Jacqueline) ; Maison à vendre (Lise, 26 octobre 1911) ; Manon (Manon, 08 novembre 1911) ; Orphée (l'Amour, 01 juin 1911) ; Richard Cœur de Lion (Laurette, 13 octobre 1910) ; le Roi d'Ys (Rozenn, 25 novembre 1909) ; le Voile du bonheur (Si-Tchun, 15 janvier 1914) ; Werther (Sophie, 23 septembre 1909). |

Nelly Martyl en 1908 [photo P. Boyer]

Nelly Martyl et Georges Scott lors de leur mariage en 1909 [photo Branger]

Nelly Martyl en 1909 [photo Félix]

Nelly Martyl en 1910 [photo Reutlinger]

Nelly Martyl en 1911 [photo Reutlinger]

Nelly Martyl
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Après sa création du rôle d'Inès, dans la Catalane, M. Catulle Mendès appréciant le charme et le talent de Mlle Martyl, écrivait : « Mlle Maryl, un être exquis, une Inès jolie et fine, jamais un regard, un geste, une inclinaison de cou qui n’ait quelque chose de charmant. Et comme déjà, elle se sert adroitement de sa voix de jeune fauvette !... » N'est-ce pas le plus poétique et le plus vif compliment que l’on puisse faire d'une artiste ? Et comment mieux louer la comédienne et la chanteuse qu'est Mlle Nelly Martyl ? Cette jeune artiste dont la nouvelle direction de l'Opéra a renouvelé, à de très brillantes conditions, l'engagement, est sortie du Conservatoire l’an dernier, avec un premier prix de chant. Elle y était entrée en 1905, dans la classe de M. de Martini. Un an avait suffi pour compléter son éducation musicale et artistique. Le jour du concours, quand elle parut sur la scène de l'Opéra-Comique, ce fut une révélation dont nous avons tous gardé le souvenir. Il était impossible d'avoir plus de grâce, plus de beauté juvénile et souriante, et quand elle chanta, nous fûmes tous ravis. C'était bien la voix de « jeune fauvette » dont parle Catulle Mendès, la voix d'un timbre exquis conduite déjà avec un art très fin et très sûr. Une fâcheuse maladie l’empêcha de remporter le premier prix d'opéra et le premier prix d'opéra-comique. Mais elle les a gagnés depuis, devant le public de notre première scène lyrique. A l'Opéra où elle fut engagée, aussitôt rétablie, par MM. Gailhard et Gheusi, Mlle Martyl débuta dans Armide (la Naïade) ; puis créa le rôle d’Inès dans la Catalane, de F. Le Borne ; et enfin reprit le rôle de Raphaële dans Patrie ! En décembre, à la Gaîté, à côté de Delna, elle fit une très brillante création de la Françoise de l’Attaque du Moulin. Dans tous ses rôles, les critiques se sont plu à louer son talent de chanteuse et de comédienne. Ce rôle de Raphaële dans Patrie !, entre autres, ce rôle si délicat, tout de demi-teintes, elle l'a interprété avec une douceur, une mélancolie, une justesse de ton et d'expression, difficile à égaler. A lui seul, il suffirait à sacrer Mlle Martyl, grande artiste. Mais toute jeune, elle a tant d'années devant elle, tant d'années pour recueillir la gloire de ses devancières, que nous nous contenterons de louer MM. Messager et Boussan de l'avoir conservée à l'Opéra, où elle doit faire cette année de nombreuses créations. (Annuaire des Artistes, 1908)
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Nelly Martyl dans le Roi d'Ys (Rozenn)

Nelly Martyl (Léna) lors de la première de Sanga à l'Opéra-Comique en 1908 [photo Bert]

Nelly Martyl (Léna) et Judith Lassalle (une Vieille) lors de la première de Sanga (acte III) à l'Opéra-Comique en 1908 [photo Bert]

Nelly Martyl (Myrtil) lors de la création de Myrtil à l'Opéra-Comique en 1909 [photo Reutlinger]

Nelly Martyl dans sa création de Myrtil "croquée" par son mari Georges Scott (1909)
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"Allons, je veux qu'on s'assoie" extrait des Noces de Jeannette de Massé Nelly Martyl (Jeannette), Louis Dupouy (Jean) et Orchestre Disque Pour Gramophone 034126, mat. 02228v, enr. le 23 novembre 1911
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