Robert MARVINI

 

Théo [Robert] Marvini dans Faust (Méphistophélès) à l’Opéra en 1911 (photo atelier Nadar) [BNF]

 

 

Théodore Louis Robert MARXEN dit Théodore ou Théo puis Robert MARVINI

 

basse française

(Liège, Belgique, 26 septembre 1867* – Bruxelles, Belgique, 01 février 1935)

 

(51 cours du Pavé des Chartrons [auj. cours Xavier-Arnozan], Bordeaux, 1re section, Gironde, 18 septembre 1881* – 151 rue de Sèvres, Paris 15e, 30 juillet 1964*)

 

Fils de Guillermo Bazile du Mont Carmel MARXEN (Caracas, Venezuela, 14 juin 1854 – ap. 1922), négociant [fils de Carl Adolph MARXEN (Bremen, Allemagne, 12 décembre 1816 – Bordeaux, 1re section, 18 mars 1876*), négociant], et de Josefina Inès REYGONDAUD DE VILLEBARDET (Cuba, 10 décembre 1855 – 1911/1922), mariés à Bordeaux, 1re section, le 29 juin 1878*.

Epouse 1. à Paris 17e le 19 octobre 1911* (divorce le 06 décembre 1920) Joséphine Adèle FORTNAM (en mer, acte fait au Havre, Seine-Inférieure [auj. Seine-Maritime], 09 octobre 1880 – Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne, 01 décembre 1967), professeur de chant ; parents de Jacques MARXEN (Paris 20e, 10 septembre 1901* – Nice, Alpes-Maritimes, 05 septembre 1974).

Epouse 2. à Paris 8e le 19 septembre 1922* Marie Suzanne MORILLON (Auxerre, Yonne, 20 décembre 1883* – Fontainebleau, Seine-et-Marne, 31 janvier 1966), artiste lyrique, fille de Jean Chrysosthome Célestin MORILLON (Poitiers, Vienne, 15 janvier 1858* –), facteur de pianos aveugle.

 

 

Il chanta au Palais Garnier de 1909 à 1913. Parallèlement, le 26 novembre 1909, il participa à la première de Quo vadis ? (Pierre) de Jean Nouguès au Théâtre de la Gaîté ; le 18 janvier 1911, il y remplaça Vanni-Marcoux au pied levé dans le rôle-titre de Don Quichotte. Au Grand Théâtre de Bordeaux, il a chanté en 1911/1912, Faust (Méphistophélès) ; les Huguenots (Saint-Bris) ; Lakmé (Nilakantha). Le 21 mars 1914, il créa Béatrice (l’Evêque) d’André Messager à l’Opéra de Monte-Carlo. Le 24 avril 1924, il créa le Carrosse du Saint-Sacrement (l'Evêque) de lord Berners au Théâtre des Champs-Elysées, qu’il chanta au Trianon-Lyrique le 25 mai 1925 et au Théâtre Fémina le 15 février 1927. Le 28 janvier 1927, il créa Angélique (le Nègre) de Jacques Ibert au Théâtre Fémina, dont il chanta la première à la Salle Favart en 1930. Le 23 mars 1929, il créa la Femme nue (Roussel) d’Henry Février à l’Opéra de Monte-Carlo. Il chanta également des opérettes : création de Vouvray (Baranquard) de Rodolphe Hermann au Trianon-Lyrique le 03 mai 1929, et des Bootleggers de Manuel Rosenthal au Théâtre Pigalle le 29 avril 1933. Le 11 mars 1937, il créa l’Aiglon (maréchal Marmont) d’Arthur Honegger et Jacques Ibert à l’Opéra de Monte-Carlo. Il fut décoré de la croix de guerre 1914-1918.

En 1911, il habitait 71 avenue de Wagram à Paris 17e ; en 1922, 4 rue Chambiges à Paris 8e. Il est décédé en 1964 à quatre-vingt-deux ans, domicilié 7 rue Mignard à Paris 16e.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra de Paris

Il y débuta le 26 juin 1909 en participant à la première du Vieil Aigle (un Ecuyer) de Raoul Gunsbourg.

Il y créa le 29 janvier 1913 le Sortilège (le Buisson) d’André Gailhard.

Il y chanta Faust (Méphistophélès, 05 juin 1911) ; Roméo et Juliette (Frère Laurent, 1911, puis Capulet, 10 septembre 1911) ; les Huguenots (Comte de Saint-Bris, 26 juillet 1911) ; la Damnation de Faust (Méphistophélès, 06 septembre 1911) ; le Cid (le Comte de Gormas, 08 novembre 1911) ; Hamlet (le Spectre, 17 novembre 1911) ; Samson et Dalila (Vieillard hébreu, 05 février 1912) ; Rigoletto (Sparafucile, 14 février 1912) ; la Walkyrie (Hounding, 08 mars 1912) ; Salomé (Soldat, 06 mai 1912) ; Siegfried (Fafner, 18 juin 1912) ; Roma (Fabius Maximus, 18 octobre 1912) ; Aïda (le Roi, 10 février 1913, puis Ramfis, 22 février 1913).

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Il y débuta le 02 juin 1930 en participant à la première d'Angélique (le Nègre) de Jacques Ibert, qu'il avait créé au Théâtre Fémina.

 

 

 

 

Robert Marvini

 

 

 

Robert Marvini en 1912

 

 

 

Robert Marvini en 1913

 

 

 

M. Théodore Marvini est né à Bordeaux.

Débuta à Monte-Carlo, où il chanta, durant trois saisons, le répertoire classique et wagnérien en français et en italien et créa Iris, de Mascagni, Linda di Chamounix, Ivan le Terrible, Naristée, de Bellenot. Se fit entendre ensuite à Biarritz, Aix-les-Bains, Vichy, etc., en saison d’été.

M. Marvini créa Quo vadis ? à la Gaîté-Lyrique et entra à l’Opéra, où il chanta tout le répertoire et fit la création du Sortilège. A fait une saison à Covent Garden et des représentations au Théâtre des Champs-Elysées.

(Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)

 

 

 

 

 

Théodore [Robert] Marvini dans Carmen (Escamillo) en 1914 [photo Bert]

 

 

 

Robert Marvini

 

 

 

Discographie

 

Pathé saphir 90 tours, Paris 1912

Participation aux intégrales de la Favorite (Balthazar) de Donizetti et du Trouvère (Fernand) de Verdi

 

Pathé saphir 90 tours, 1913

1029 Noël (Holmès), réédité sur 80 tours 3103

1032 les Huguenots (Meyerbeer) : Bénédiction des poignards, réédité sur 80 tours 31

1035 Robert le Diable (Meyerbeer) : Valse infernale, réédité sur 80 tours 31

1036 le Lac (Niedermeyer), réédité sur 80 tours 3103

 

Idéal - Aspir, Paris, v. 1913

6179 Quo vadis ? (Nouguès) : Récit de Saint Pierre (1)

6182 Quo vadis ? (Nouguès) : Récit de Saint Pierre (2)

6183 Quo vadis ? (Nouguès) : Récit de Saint Pierre (3)

6184 Quo vadis ? (Nouguès) : "Pourquoi vous plaignez-vous"

6473 Mignon (Thomas) : Berceuse

 

 

 

 

Robert Marvini en 1929 [photo Jean Monet]

 

 

 

Robert Marvini en 1930 [photo L. Roosen]

 

 

 

 

    

 

Noël

mélodie (par. et mus. Augusta Holmès)

Robert Marvini et Orchestre

Pathé saphir 90 tours n° 1029, réédité sur 80 tours 3103, enr. en 1913

 

 

    

 

Bénédiction des poignards

extrait de l'acte IV des Huguenots de Meyerbeer

Robert Marvini et Orchestre

Pathé saphir 90 tours n° 1032, réédité sur 80 tours 31, enr. en 1913

 

 

    

 

Valse infernale

extrait de l'acte IV de Robert le Diable de Meyerbeer

Robert Marvini et Orchestre

Pathé saphir 90 tours n° 1035, réédité sur 80 tours 31, enr. en 1913

 

 

    

 

le Lac

mélodie (par. Alphonse de Lamartine / mus. Niedermeyer)

Robert Marvini et Orchestre

Pathé saphir 90 tours n° 1036, réédité sur 80 tours 3103, enr. en 1913

 

 

 

 

 

 

 

Encylopédie