Paul FUGÈRE

 

Paul Fugère (Carolus Barbemuche) dans la Petite Bohème lors de la création en 1905 [photo P. Boyer]

 

 

Paul FUGÈRE

 

acteur et chanteur d'opérettes français

(62 rue Amelot, Paris ancien 8e, 25 janvier 1851* – Paris 16e, 01 mars 1920*)

 

Dernier des neuf enfants de Joseph Henry François FUGÈRE (Paris, 16 juillet 1801 – Paris ancien 8e, 18 juillet 1854*), estampeur [fils de Louis François Adrien FUGÈRE (Conie-Molitard, Eure-et-Loir, 15 juin 1776 –), inspecteur de la salubrité], et d’Ernestine GIRAULT (Noisy-le-Roi, Seine-et-Oise [auj. Yvelines], 04 septembre 1807 – Saint-Maur-des-Fossés, Seine [auj. Val-de-Marne], 29 novembre 1898*), mariés à Paris ancien 7e le 20 décembre 1828*.

Frère de Léon FUGÈRE (Paris 7e, 24 janvier 1836 – ap. 1895), sculpteur, de Charles FUGÈRE (Paris 7e, 14 mai 1838 – Paris 11e, 03 février 1879*), sculpteur, et de Lucien FUGÈRE (1848–1935), baryton.

Epouse 1. à Paris 11e le 18 février 1886* (divorce le 10 juillet 1894) Pétronille Marie Adrienne MARTHA (Bruxelles, Belgique, 27 septembre 1866 –), couturière, puis artiste au Théâtre des Variétés sous le nom de Martha FUGÈRE.

Epouse 2. à Chennevières-sur-Marne, Seine [auj. Val-de-Marne], le 23 octobre 1895* Marie Clémence Jeanne MARIÉ DE L’ISLE (Saint-Denis, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], 21 janvier 1867* – ap. 1920), petite-fille de Mécène MARIÉ, ténor.

 

 

Frère du célèbre baryton de l’Opéra-Comique, il s'est fait la réputation d'un comédien très adroit, sachant chanter avec goût. Elève de Péricaud, il joua d’abord le drame, au théâtre du Château-d'Eau, où il débuta dans le Drapeau tricolore (1877), y créa ensuite la P'tiote, Hoche, puis à l'Ambigu, où il créa le Fils de Porthos, Roger la Honte, la Porteuse de pain, la Policière, etc., et reprit les Mystères de Paris (Cabrion). Il fut ensuite engagé à la Gaîté, où il donna, dans l'opérette, la mesure d'un talent souple, varié et très sympathique au public, faisant preuve, dans tous ses rôles comiques, d'un talent personnel. Il y créa la Fée aux Chèvres (Lamidou) de Louis Varney le 18 décembre 1890 ; le Pays de l'or (Edgard Jolicok) de Léon Vasseur le 20 janvier 1892 ; le Talisman (Nicolas) de Robert Planquette le 20 janvier 1893 ; les Bicyclistes en voyage (Maillochon) de Marius Carman le 04 octobre 1893 ; le 3e Hussards (Fructueux) de Justin Clérice le 14 mars 1894 ; Panurge (Cocolati) de Planquette le 22 novembre 1895 ; la Poupée (Lancelot) d'Edmond Audran le 21 octobre 1896 ; Mam’zelle Quat’sous (Michel Boraiche) de Planquette le 15 novembre 1897 ; le Maréchal Chaudron (Pigeonnet) de Paul Lacôme le 27 avril 1898 ; les Sœurs Gaudichard (Boniface) d'Audran le 21 avril 1899 ; les Saltimbanques (Paillasse) de Louis Ganne le 30 décembre 1899 ; le Capitaine Thérèse (Duvet) de Planquette le 01 avril 1901 ; et reprit les Cloches de Corneville, Surcouf, Rip (Ichabod) le 18 octobre 1894, le Grand Mogol, la Mascotte (Laurent XVII), la Jolie Parfumeuse (La Cocardière), la Fille de Madame Angot (Larivaudière), les Mousquetaires au Couvent (Bridaine), etc. Engagé au Vaudeville, il y débuta le 30 septembre 1901 en créant Patin, de la Vie en voyage. En novembre 1901, il reprit Célestin, dans Mam'zelle Nitouche, aux Folies-Dramatiques. Au Théâtre des Variétés, il créa la Petite Bohème (Carolus Barbemuche) d'Henri Hirchmann le 20 janvier 1905, et l'Age d'or (Louis XV) de Varney le 01 mai 1905.

En 1886, il habitait 21 rue de Malte à Paris 11e ; en 1895, 78 rue de Dunkerque à Paris 9e ; en 1911, 1 rue Mansart à Paris 9e. Il est décédé en 1920 à soixante-neuf ans en son domicile, 29 rue Mirabeau à Paris 16e.

 

 

 

 

 

Nos acteurs dans la rue, rimailleries de Félix Galipaux [Paris qui chante, 22 février 1903]

 

 

 

 

Paul Fugère dans Giroflé-Girofla lors de la première à la Gaîté-Lyrique en 1903

 

 

 

Elève de Péricaud et qui lui fait grand honneur ; c'est un des plus joyeux comiques de nos théâtres du boulevard.

Paul Fugère a débuté au Château-d'Eau en 1877, dans le Drapeau tricolore et n'a connu depuis que le succès, dans des créations toutes originales et des plus divertissantes : la P'tiote, Hoche ; puis à l'Ambigu, l'étourdissant Cabrion, des Mystères de Paris ; le Fils de Porthos, Roger la Honte, la Porteuse de pain, la Policière ; à la Gaîté : le Pays de l'or, la Fée aux chèvres, les Bicyclistes en voyage, le Talisman, les Cloches de Corneville, Surcouf, Rip, Panurge, la Poupée, la Mascotte, Mam'zelle Quat'sous et le Maréchal Chaudron.

En vrai loustic, spirituel et amusant (et, en même temps, un vrai comédien), Paul Fugère, qui est le frère de l'excellent artiste de l'Opéra-Comique, imite le rugissement du lion ; tous les cris de Paris ; la scie, le rabot et il chante à lui seul un trio !

(Adrien Laroque, Acteurs et actrices de Paris, juillet 1899)

 

 

 

 

 

Mariette Sully (Thérésette) et Paul Fugère (Michel Boraiche) dans Mam'zelle Quat'sous lors de la création en 1897

 

 

 

                             

 

                             

 

Paris qui chante n° 142 du 08 octobre 1905 consacré à Paul Fugère

 

 

 

 

 

Air de la Poupée "Je sais entrer dans un salon"

extrait de l'acte II de la Poupée d'Audran

de g. à dr. Soums (Hilarius), Mariette Sully (Alésia) et Paul Fugère (Lancelot)

phonoscène de Marguerite Vrignault pour la Société Phono-Cinéma-Théâtre, 1900

 

 

 

 

 

 

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