Fernand BAËR

Fernand Baër dans Don Quichotte (Don Quichotte) à Rouen en 1911 [photo Montartier]
Fernand Gaston URS DIT BAER dit Fernand BAËR
basse française
(5 rue du Lombard, Lille, Nord, 27 mars 1875* – Paris 9e, 29 octobre 1936*)
Fils de Bernard URS DIT BAER (Soultzmatt, Haut-Rhin, 16 février 1835 – Paris 10e, 09 août 1925*), négociant en toiles [fils de Jacques URS DIT BAER (Oberdorf, Haut-Rhin, 01 novembre 1802 – ap. 1867), marchand de draps], et de Victoria DEITZ (New York, Etats-Unis, 02 août 1847 – Paris 10e, 10 août 1917*), mariés à Paris 10e le 12 décembre 1867*.
Epouse à Paris 7e le 16 mars 1926* Jeanne GRANDJEAN (Paris 17e, 03 janvier 1875* – Châtillon, Seine [auj. Hauts-de-Seine], 12 avril 1952), second prix d’opéra au Conservatoire en 1900, fille d’Eugène Joseph Nicolas GRANDJEAN (Paris ancien 1er, 14 août 1842* –), statuaire, et d’Hortense Mathilde Adrienne GAILDRAU (Villemomble, Seine [auj. Seine-Saint-Denis], 05 octobre 1846* –) [fille de Jules Dominique GAILDRAU (Paris, 22 septembre 1816 – Paris 6e, 22 janvier 1898*), peintre et graveur], mariés à Paris 6e le 08 mars 1869*.
Elève d’Edmond Duvernoy (chant), Giraudet (opéra) et Lhérie (opéra-comique) au Conservatoire de Paris, il obtint en 1898 une 3e médaille de solfège, en 1899 une 2e médaille de solfège, un 1er accessit de chant et un 1er accessit d’opéra, en 1900 un second prix de chant, en 1901 une 1re médaille de solfège, un 1er accessit d’opéra-comique et un second prix d’opéra. Le 09 décembre de la même année, il créa Hymne à la Flandre d’Abel Estyle lors de la Grande Fête Septentrionale donnée à l’Opéra-Comique. Le 13 décembre suivant, il débuta au Palais Garnier. Il chanta également en province (Rouen, 1905-1913 ; Opéra de Nice, 1907 ; Théâtre Graslin de Nantes, 1910).
Au Théâtre des Arts de Rouen, il chanta les premières de Grisélidis (le Diable) de Massenet le 29 mars 1905, du Chemineau (François) de Leroux le 27 novembre 1908, de Méphistophélès de Boito (Méphistophélès) le 03 mars 1909, de Don Quichotte (Don Quichotte) de Massenet le 03 novembre 1911, de la Divorcée de Fall le 29 décembre 1911, de Madame Butterfly (Sharpless) de Puccini le 06 novembre 1912, de Monna Vanna (Guido) de Février le 22 novembre 1912, des Trois masques (Arlequin) de Lara le 17 décembre 1912, ainsi que les créations de l’Aube rouge (Kouraguine) de Camille Erlanger le 02 janvier 1912, de l’Aigle (Pierre Toussaint) de Jean Nouguès le 02 février 1912, de Djordis (Wall) de Raymond Chanoine-Davranches le 14 mars 1912, de la Terre qui meurt (Toussaint Lumineau) de Marcel Bertrand le 15 janvier 1913, de Madame Roland (Bosc) de Félix Fourdrain le 12 février 1913.
Sa belle voix de basse chantante a été souvent enregistrée, notamment chez Zonophone et Pathé frères.
En 1902, il habitait 28 rue de Montholon à Paris 9e ; en 1911, 17 rue Damrémont à Paris 18e ; en 1926, 87 rue du Bac à Paris 7e. Il est décédé en 1936 à soixante-et-un ans en son domicile, 18 rue Pigalle à Paris 9e.
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Sa carrière à l'Opéra de Paris
Il y débuta le 13 décembre 1901 dans les Barbares (Scaurus ; le Récitant).
Il y chanta l’Africaine (l’amiral Don Diego, 28 février 1902 ; le Grand Brahmine, 20 avril 1902) ; Salammbô (Narr’Havas, 17 mars 1902) ; les Huguenots (Saint-Bris, 22 août 1902) ; Rigoletto (Sparafucile, 01 décembre 1902) ; Faust (Méphistophélès, 13 avril 1903) ; Henry VIII (le Duc de Norfolk, 18 mai 1903) ; Aïda (le Roi, 20 juillet 1903).
Il y créa le 21 mai 1902 Orsola (Ercole) de Paul et Lucien Hillemacher. |

Fernand Baër en 1905

Fernand Baër dans Faust (Méphistophélès)

Fernand Baër (le Duc de Norfolk) lors de la reprise de 1903 à l'Opéra [photo du Guy]
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Sorti du lycée de Lille avec son diplôme de bachelier, M. Baër dut aller contre la volonté paternelle pour suivre son irrésistible penchant pour le théâtre. Après ses études au Conservatoire de Paris (classe Duvernoy), il fut engagé à l'Opéra, où il débuta dans Faust. Il chanta ensuite Roméo et Juliette, Rigoletto, Thaïs, Paillasse, Henri VIII, puis au Casino de Monte-Carlo aux côtés de Caruso et de Mme Calvé. A la Gaîté-Lyrique, M. Baër reprit le rôle de Chilon dans Quo Vadis ? A Rouen, il fit des créations telles que : le Chemineau, Grisélidis, Méphistophélès de Boito et Don Quichotte de Massenet. Au Grand-Théâtre de cette dernière ville, où il se trouvait engagé pour la saison 1912-1913, M. Baër a créé : Monna Vanna, la Terre qui meurt, les Trois Masques et la Sorcière. (Henri Focké, Célébrités de l’art lyrique, 1914)
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Fernand Baër dans Rigoletto (Sparafucile) à l'Opéra en 1904
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Stances "Lakmé, ton doux regard se voile" extrait de l'acte II de Lakmé de Delibes Fernand Baër (Nilakantha) et Piano Zonophone 12228, enr. à Paris vers 1903
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Romance de l'Etoile extrait de l'acte III de Tannhäuser de Wagner [v. fr. de Charles Nuitter] Fernand Baër (Wolfram) et Piano Zonophone X 2170, enr. à Paris vers 1903
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Stances "Lakmé, ton doux regard se voile" extrait de l'acte II de Lakmé de Delibes Fernand Baër (Nilakantha) et Piano Pathé saphir 90 tours n° 472, réédité sur 80 tours n° 79, enr. en 1904
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Berceuse "De son coeur j'ai calmé la fièvre" extrait de l'acte III de Mignon de Thomas Fernand Baër (Lothario) et Piano Pathé saphir 90 tours n° 473, enr. en 1904
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Air bachique "Quand la flamme de l'amour" extrait de l'acte II de la Jolie fille de Perth de Bizet Fernand Baër (Ralph) et Piano Pathé saphir 90 tours n° 475, réédité sur 80 tours n° 79, enr. en 1904
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(par. Alphonse de Lamartine / mus. Charles Gounod) Fernand Baër et Piano Pathé saphir 90 tours n° 478, enr. en 1904
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Evocation des Nonnes extrait de l'acte III de Robert le Diable de Meyerbeer Fernand Baër (Bertram) et Orchestre Pathé saphir 90 tours n° 4783, réédité sur 80 tours n° 78, enr. en 1907
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"Dieu, qui fis l'homme à ton image" extrait de l'acte III de Roméo et Juliette de Gounod Fernand Baër (Frère Laurent) et Orchestre Pathé saphir 90 tours n° 4785, réédité sur 80 tours n° 78, enr. en 1907
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"Voici des roses" extrait de la 2e partie de la Damnation de Faust de Berlioz Fernand Baër (Méphistophélès) et Orchestre Pathé saphir 90 tours n° 4787, réédité sur 80 tours n° 2307, enr. en 1907
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"Epouse quelque brave fille" extrait de l'acte III de Manon de Massenet Fernand Baër (le Comte) et Orchestre Pathé saphir 90 tours n° 4788, enr. en 1907
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Au bruit des lourds marteaux extrait de l'acte I de Philémon et Baucis de Gounod Fernand Baër (Vulcain) et Orchestre Pathé saphir 90 tours n° 4789, réédité sur 80 tours n° 2307, enr. en 1907
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